Le télétravail : une réglementation précise qui évolue

Depuis 2020, le télétravail est presque devenu une tradition dans les entreprises. Est-ce un confort pour les salariés ? Est-il pratique pour les entreprises ? Est-ce efficient pour les utilisateurs, clients et patients ? Le télétravail est-il réglementé ? Si oui, comment et qu’est-ce que dit le droit du travail ? Quels en sont les enjeux ? Faisons un point succinct, clair et précis sur une évolution non négligeable dans nos conditions de travail.

Combien de salariés télétravaillent en France à l’heure actuelle ?

Actuellement, sont recensés 22% des salariés qui télétravaillent alors que pendant la pandémie le taux était à 40 %. Bien avant, en 2017, nous dénombrions environ 25% de personnes qui bossaient à la maison.

Évidemment dans ces statistiques, ne sont pas pris en compte les professions libérales qui ont parfois un cabinet chez elles, certaines « femmes d’artisans », ainsi que les agriculteurs qui pratiquent leur(s) activité(s) chez eux, et depuis toujours.

Cela dit, le télétravail a changé la donne. Il est à la base d’une profonde mutation dans les conditions de travail et nos relations avec nos collègues, sans compter celles que nous entretenons avec notre hiérarchie ou avec nos salariés.

Le télétravail est-il nouveau ?

Non, contrairement à ce que nous pouvons croire, le concept du travail à la maison date de 1978. Il est développé dans un ouvrage de Louis Brunel qui est ingénieur. On ne peut pas dire que ce soit la folie ! Les travailleurs ne sont pas emballés par cette nouvelle idée en France. Aux États-Unis, par contre, ce n’est pas nouveau. Le « Telework » existe depuis les années 50 grâce à Norbert Wiener qui supervise ses activités aux USA depuis l’Europe.
En France, dans les années 70, quelques émules pratiquent le télétravail grâce à l’arrivée de nouvelles technologies tels que les fax par exemple. Les années 90, avec Internet vont booster le développement de ce projet d’autant plus qu’il fait son entrée au Gouvernement avec Edouard Balladur alors Premier Ministre, qui étudie le sujet avec Thierry Breton, directeur de Bull (une énorme boîte informatique).

1995 est une année importante dans le concept du télétravail car la France l’inscrit à l’ordre du jour du G7 afin d’aborder les avantages significatifs du travail à domicile : moins de trajets donc moins de pollution, économie de transport et de structures, c’est-à-dire une réelle avancée sur le plan économique et social des pays et des entreprises qui l’appliquent.

Y-a-t-il un cadre juridique qui concerne le télétravail ?

Absolument ! Et cela ne date pas de la pandémie de 2020. En 2002, les avantages du télétravail sont enfin reconnus après plusieurs études sur le sujet : moins de fatigue et plus de temps libre car moins de trajets, moins de stress… Un accord-cadre européen est alors édité afin d’encadrer le travail à domicile et signé par les partenaires sociaux.

En 2005, un accord national interprofessionnel voit le jour : le télétravail peut faire partie du contrat de travail ou d’un avenant à son contrat. En aucun cas le salarié qui refuse le télétravail ne peut être licencié pour ce motif. Il n’est mis en place que sur la base du volontariat : c’est soit le salarié ou l’employeur qui le propose. Il peut également être réversible : le salarié ou l’employeur peut en demander l’annulation.

La loi Warsmann de 2012 rappelle que l’employeur se doit d’équiper correctement les salariés volontaires au télétravail, prendre en charge les frais d’installation des équipements nécessaires aux missions des salariés, et fixer conjointement des plages horaires pour se contacter en cas de besoin et pendant les heures de travail bien entendu. L’employeur a tout de même la possibilité de contrôler le lieu où le salarié exerce sa mission afin de s’assurer que le travail peut être pratiqué dans de bonnes conditions (pas de cris d’enfants, un lieu adapté, etc…).

En 2017, le télétravail fait son entrée dans le Code du Travail en France et est soumis aux obligations de la loi Warsmann. Ce qui implique que certaines professions ne peuvent pas y avoir accès du fait même de leur emploi tels que les artisans, les salariés du BTP, les agriculteurs, les commerçants (quoique !), une partie du personnel médical, etc….

Quels sont les inconvénients du télétravail ?

Nous avons déjà abordé les avantages, mais il reste à faire un tour d’horizon des inconvénients, car il y en a tout de même quelques-uns :

L’isolement du salarié qui, selon le temps dédié au télétravail, n’a plus ou presque plus de contact avec ses collègues. Il peut ressentir de l’angoisse à gérer seul ses dossiers, soit par manque de compétences ou par besoin d’être accompagné.

Une efficience accrue ? Est-ce que le télétravail permet de conserver une réelle efficacité pour les clients et permets aux utilisateurs de certaines structures/entreprises de bénéficier des mêmes services ?

Des trésoreries impactées ? Est-ce que la capacité financière des entreprises n’est pas mise pas en péril pour financer les installations mobilières des salariés ?

L’autonomie ? Est-ce que les salariés(ées) amenés(ées) à télétravailler sont suffisamment autonomes et compétents(es) pour effectuer leur(s) mission(s) ?

Un management à distance adéquat ? Évidemment le management et le contrôle du travail est forcément différent en télétravail ou en entreprise. Est-ce les cadres ou les employeurs sont formés et adaptés à cette méthode de travail ?

Quelle est la solution idéale ?

Il n’y en a pas vraiment. Tout dépend des individus, de leurs compétences et de leurs implications dans leur(s) mission(s). La mixité entre un travail en entreprise et le télétravail (pour les postes qui peuvent travailler hors des locaux professionnels), semble parfaite pour conserver un accompagnement dans son évolution et conserver des relations humaines dans le cadre de son job.

Quoiqu’il en soit, le monde du travail évolue sans cesse depuis l’aire de l’industrialisation de 1910, bien que le code du travail actuel, même si certains décrets sont abrogés ou modifiés, date de 1973. Comme le disait le célèbre écrivain Paulo Coelho dans l’Alchimiste « Lorsqu’une chose évolue, tout ce qui est autour évolue de même ».

Confitures : des péchés mignons intemporels !

Suave, gourmande, délicieuse, exquise, délicate, divine… Voici des mots qui vont si bien avec celui de confiture. Péché mignon avant tout, elle accompagne nos petits-déjeuners, nos assiettes et nos en-cas… Avec presque 4kg de confiture par foyer et par an, elle est, avec le chocolat, le goûter préféré des Français. Devant un tel engouement, artisans confituriers et industriels se pressent au portillon et produisent plus de 135.000 tonnes par an pour ravir nos papilles.

C’est quoi la confiture ?

Ce n’est pas compliqué : c’est un mélange de fruits et de sucre.
Pendant la Renaissance, Nostradamus (l’apothicaire de Catherine de Médicis) écrivait dans l’un de ses traités que la confiture était curative et qu’elle était 50/50 : 50 % de fruits et 50 % de sucre. Les confitures servaient à guérir ou à prévenir certaines pathologies. 
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Cela dit, depuis l’Antiquité, les fruits étaient conservés dans du vin ou du miel. Le sucre est arrivé bien après. Certains disent qu’il arrivait du Moyen-Orient lors des croisades, d’autres que c’est Christophe Colomb qui a ramené la canne à sucre des Amériques. Quoiqu’il en soit, des mets sucrés-salés étaient déjà servis pendant les repas et dans le but notamment de mieux digérer, des épices agrémentaient les plats.

 

C’est le XIXème siècle qui a révolutionné cette fameuse confiture grâce au sucre de betterave. Il a rendu populaire la confiture qui, jusque-là, était réservée à l’élite compte tenu du prix de la canne à sucre.

La confiture, un plaisir réglementé ?

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La réglementation est stricte. La confiture serait une appellation autorisée seulement s’il y a au moins 55 % de sucre (c’est-à-dire 55gr de sucre pour 100 gr de fruits) dedans. Au-dessous des 55 % de sucre, la confiture ne serait pas de la confiture. Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Il n’existe pas de terme pour remplacer le nom de notre péché mignon. Votre imagination peut donc faire le job (purée de fruits, pulpe de fruits, nectar, etc…). Bref, histoire de répondre à des impératifs financiers entre autres, les industriels descendent parfois leur taux de fruits à 35 % (à la place de 45%), et rajouteraient beaucoup de sucre et d’additifs. C’est de l’E460 (de la cellulose : du coton) qui est choisi pour épaissir la confiture et de l’E325 (du lactate de sodium) pour émulsifier le tout. Là-dessus, on soupoudre un peu d’acide citrique pour cacher l’excès de sucre.
Les artisans confituriers, eux, travaillent différemment : Fruits et sucre dans des bassines en cuivre selon la tradition. Et oui, le cuivre est conducteur de chaleur. Il permet une optimisation de la cuisine et une meilleure évaporation de l’eau qui est remplacée par le sucre, d’où la complexité de l’art confiturier.
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Leur secret ? Aucune ne se ressemble ! Chacun les imagine selon leurs goûts avec ou sans épices. Elles deviennent alors du sur-mesure ! Pas mal pour des confitures qui n’en sont pas mais qui en sont tout de même hein ?
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Pour obtenir de vraies saveurs, nos artisans augmentent la quantité des fruits et diminuent le plus possible l’apport de sucre, avec parfois des substituts naturels type Agar-agar (des algues) pour gélifier plus facilement.

Certains fruits (comme les fruits rouges ou jaunes) ont besoin de plus de prise pour que la confiture soit moins liquide car ils sont pauvres en pectine. Une fois de plus les compétences, les valeurs et l’imagination nos confituriers font des merveilles pour nos papilles et notre santé.

Mais à quoi sert le sucre dans les confitures ?

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Et bien le sucre sert à la conservation de la confiture. Ainsi, on comprend mieux les abus de sucre et d’additifs des industriels. Pour les confitures-pas confiture (moins de 55% de sucre) de nos artisans confituriers préférés, elles se conservent moins longtemps, mais sont plus riches en saveurs et en produits naturels.
En effet, le sucre a un effet pervers dans nos confitures, il cache le goût des fruits !

Y a-t-il beaucoup de saveurs dans les confitures ?

Chez les artisans confituriers, les combinaisons et les goûts sont infinis. Ils dépendent naturellement du talent de l’artisan. Un peu comme les Chefs dans les restaurants ou les Chefs pâtissiers. C’est leur imagination, leur palais et leurs connaissances des fruits et des épices qui feront la différence.
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Cannelle, miel, gingembre, rose, coquelicot, ananas, noix de coco, lavande, bananes, cerise noires, tomates, dattes, les gourmands vibreront de bonheur en découvrant d’incroyables recettes.

La confiture, toute une culture…

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La confiture est un art subtil de fin gourmet. Rabelais et George Sand affirmaient haut et fort être amateurs de confitures et étaient fiers d’être raffinés. Les vrais amateurs n’ont pas de limite et la confiture rend fou.
La preuve : il existe des Confituriades (le salon des Confituriades) pendant lesquelles pendant plusieurs jours s’affrontent des artisans confituriers professionnels pour le championnat du Monde (oui oui c’est vrai) qui précède un concours d’amateurs qui permet à n’importe quel quidam de rivaliser d’imagination et de savoir-faire. Cela prouve que comme l’écrivait Guy de Maupassant : « De toutes les passions, la seule vraiment respectable me parait être la gourmandise ».

L’abandon : une blessure dont on peut guérir !

Bien souvent on ne parle que des pères qui n’assument pas leur paternité, pourtant depuis les combats de Simone Veille, les pères ont évolué dans leur attitude face à leurs enfants. Ce dont on parle moins, ce sont de ces mères qui abandonnent elles aussi leur progéniture. Pourtant, abandonner un môme aujourd’hui est considéré comme un délit sanctionné par le Code Pénal. Il peut même être considéré comme un abandon de famille. Il y a également des enfants dit « délaissés » selon un terme juridique. Sans juger ces parents abandonniques, qu’en est-il de ces bambins lorsque leur(s) parent(s) leur tourne(nt) le dos pour quelque raison que ce soit ? Faisons un point juridique d’abord, découvrons les différentes causes des abandons/délaissements puis abordons le côté psychologique des enfants ensuite !

Que dit le Code Pénal en cas d’abandon ?

Le Code Pénal dit que l’abandon d’un enfant est le fait « par le père ou la mère, de se soustraire, sans motif légitime, à ses obligations légales au point de compromettre la santé, la sécurité, la moralité ou l’éducation de son enfant mineur « . Ce délit est sanctionné par deux ans d’emprisonnement et 30.000€ d’amende.

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Ainsi, s’il faut plusieurs conditions pour reconnaître l’abandon d’un mineur non-émancipé, il faut qu’un motif grave soit à l’initiative de l’abandon de l’enfant. Il n’y a pas besoin qu’un « dommage » soit survenu au petit. Il suffit qu’un risque ou qu’une preuve de sa mise en danger soit reconnu pour que l’abandon soit constaté.

Évidemment, que ce soit le père ou la mère qui abandonne l’enfant, le parent en question sera privé de son autorité parentale et n’aura plus aucun droit sur son fils/sa fille. Cela dit, cela ne l’exonère pas de verser une pension alimentaire pour son enfant, car il peut être poursuivi pour abandon de famille s’il est défaillant pendant plus de deux mois. Le daron/la daronne sera alors puni(e) par deux ans de prison et 15.000€ d’amende.

Dans les deux cas, les conséquences pénales et civiles sont conséquentes.

Et le délaissement d’un enfant alors, c’est quoi ?

Le délaissement est un acte différent de l’abandon, même si les deux délits se ressemblent un peu. Le Code Pénal, lui, fait la différence et dit que  » Un enfant est considéré comme délaissé lorsque ses parents n’ont pas entretenu avec lui les relations nécessaires à son éducation ou à son développement pendant l’année qui précède l’introduction de la requête, sans que ces derniers en aient été empêchés par quelque cause que ce soit. « 

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Si l’abandon ne peut être fait QUE par l’un des deux parents, le délaissement est commis par les deux parents pendant au moins un an. En l’occurrence, cela veut dire que l’enfant a été abandonné dans des conditions dangereuses pour lui-même, mettant en péril sa sécurité et sa santé. Quoiqu’il en soit, les géniteurs peuvent répondre de leur acte par sept ans de prison et de 100.000€ d’amende.

Qu’est ce qui se passe pour abonner un enfant ?

En France, comme je l’expliquais en préambule, il n’y a pas que les pères qui quittent le navire. Les mères abandonniques sont plus nombreuses qu’on ne le pense et ont souvent des problèmes psychiatriques qui ne sont malheureusement pas toujours pris en charge (dépression post-partum par exemple). Le résultat, c’est environ 500 bébés nés sous X/an, des nnouveau-nés qui ne sont pas forcément abandonnés à l’ASE ou dans un endroit visible. Il y a parfois des mères qui laissent leur enfant dans des endroits improbables où les bébés ne peuvent pas survivre ou ne survivent que par hasard.

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Ce genre de décision est issue de différentes situations, toujours douloureuses ou inconscientes, dont les plus courantes sont :

  • Le viol : la mère ne peut pas supporter d’élever le fruit de son agression ;
  • Une grossesse non prévue ni désirée dont l’un des deux parents finira par quitter le foyer familial ;
  • La souffrance liée à l’alcoolisme et/ou la toxicomanie qui rendent impossible le fait de s’occuper d’un enfant ;
  • La fragilité économique, car on oublie trop souvent qu’une pauvreté extrême peut parfois empêcher de nourrir et d’élever son enfant ;
  • Les mères sans instinct maternel et/ou les parents immatures. Ce sont des personnes qui ont voulu avoir un enfant la plupart du temps, mais qui ne s’attendaient pas à ce qu’était le fait d’élever un enfant. Les responsabilités deviennent alors des contraintes insupportables.
  • Et enfin, il y a le parent qui abandonne son enfant parce qu’il y a des problèmes dans le couple et qui s’en va de la maison pour refaire sa vie ailleurs, repartir à zéro. Bien souvent, ce schéma se reproduit car le problème rencontré par le parent n’est pas réglé. Malgré tout, il refait sa vie et parfois refait aussi des enfants.

Nous ne naissons pas parent, nous le devenons ! C’est ce dont il faut avoir conscience…

Et psychologiquement qu’est-ce qu’il se passe pour l’enfant ?

C’est une véritable souffrance, on ne va pas se mentir. Je vous explique tout ça :

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Selon l’UNICEF, 650.000 enfants seraient abandonnés tous les ans (bébés, enfants et adolescents). Ce sont des blessures qui peuvent se soigner grâce à des thérapies. Il est nécessaire que ces enfants, lorsqu’ils ont la capacité de le faire, soient pris en charge par des psychiatres/psychologues. Ces professionnels(les) les aideront à guérir leurs blessures plus ou moins facilement, du moins à les adoucir, peut-être même de pouvoir vivre sans avoir tout le temps la crainte d’être à nouveau abandonné, et qu’ils apprennent à se faire confiance, à eux comme aux autres.

L’enfant abonné a tendance à devenir un adulte qui cache ses émotions. Il a souvent la sensation d’être dévalorisé parce qu’il a été abandonné. Il craint d’être rejeté par tout le monde (par tout son entourage : amis, collègues, relations amoureuses) et d’être indigne d’être aimé. Il se rend responsable de son rejet par son parent. Il pense que c’est de sa faute s’il a été abandonné, car il s’imagine nul, inintéressant, voire insignifiant. Il a besoin de s’isoler pour tenter de se protéger, même s’il a peur de la solitude qui le dévaste littéralement (puisqu’elle est le symbole même de son abandon). Au moins personne ne peut l’atteindre lorsqu’il est seul. Même s’il est aimé par l’autre parent, par ses amis, par sa famille, il souffre profondément d’une façon incontrôlable…

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Il est important pour l’adulte qui a vécu cette expérience, de faire le deuil de l’enfant abandonné, de la victime qu’il a été, d’avancer, de panser ses blessures pour ne pas reproduire le schéma ou pour ne pas être détruit par sa souffrance. D’ailleurs, il peut avoir la chance de rencontrer un adulte substituant le parent absent qui lui fera se sentir exister et ses blessures en seront amoindries. Suivre une thérapie avec un spécialiste est la meilleure solution pour voir la vie sous un angle différent et reprendre confiance en soi, en la vie, et dans son entourage.

Quoiqu’il en soit, ce n’est pas toujours un choix d’abandonner son enfant, parfois ce sont des accidents de la vie, mais ils laissent de profondes blessures parfois violemment destructrices pour les enfants et les adultes qu’ils deviendront. Il est possible de passer à autre chose et de guérir de cet outrage si l’enfant/adulte le souhaitent. Cela demandera du temps et beaucoup d’efforts, mais c’est possible ou presque, et de laisser derrière soi cette horrible douleur.

Je vous recommande le livre de Valérie BEAUFORT, psychopraticienne et psychothérapeute, enseignante à la faculté d’Aix-en-Provence et auteure, qui a écrit plusieurs livres sur le sujet. Pour commencer, je vous conseille « Se libérer de la blessure d’abandon ». Vous avez aussi un autre livre traitant le sujet, celui de Sylvie Tenenbaum, psychothérapeute « Guérir de la blessure d’abandon ».

Quoiqu’il en soit, pour tous ceux qui ont souffert d’un abandon et qui ont du mal à s’en sortir, dites-vous que souffrir vous rends meilleur. N’oubliez pas le parcours difficile de Nelson Mandela qui a lutté toute sa vie et qui a dit dans son discours d’investiture le 10 mai 1994 qu’« En faisant scintiller notre lumière, nous offrons aux autres la possibilité d’en faire autant » ! Alors, oui… Tout est possible !

Adultes ou enfants, des doudous pour se rassurer !

Bébés, enfants ou adultes, les doudous ont tous la même fonction : rassurer ! Car oui, les doudous servent de transition entre le connu et l’inconnu pour les tout-petits, et sont une protection contre la souffrance et le stress chez les adultes… Le point commun, c’est la réassurance…

A quoi sert Doudou pour Bébé ?

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Doudou est l’apanage des petits, c’est bien connu ! C’est un objet transitionnel qui sert à se séparer de sa maman petit à petit et qui fait le lien entre la maison, l’extérieur et les autres. Avec lui, nos boutchous se sentent en sécurité… Fatigués, apeurés ou tristes, les petits ont besoin de Doudou. Quoiqu’il arrive, il rassure et fait du bien ! Ce petit compagnon est sacré et ne peut en aucun cas servir de monnaie d’échange dans un chantage affectif ou de punition en confisquant l’adorable peluche. Doudou fait partie de l’évolution psychologique et de l’équilibre de bébé.

Et les adultes ont-ils des doudous ?

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Oui, oui, oui, triple oui ! Pour les adultes, Doudou est tabou. Il est le petit secret qu’il ne faut pas dévoiler. Signe d’immaturité ou d’adulescence pour certains ou signe d’une profonde émotion cachée pour d’autres, ces petites peluches sont rassurantes lorsque des bouleversements et des difficultés surviennent et bousculent notre vie. Il est un peu de douceur dans un monde de brute. Souvent Doudou s’incruste chez les 20/35 ans lorsqu’ils quittent leurs parents et s’installent chez eux. Toutes tranches d’âges confondues, après une rupture amoureuse, Doudou est l’indispensable partenaire des heures difficiles… Certains Quadras avouent même qu’ils ont enfin trouver Doudou après un coup dur dans leur vie.

Si les enfants prêtent aux doudous des pouvoirs magiques, ce n’est pas totalement faux dans la réalité, car ils ont bien cette capacité à diminuer le chagrin ou les peurs : question de texture, d’odeur, de forme… Il faut avouer qu’ils sont bien souvent tellement mignons !

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Les psychologues expliquent que ces petits compagnons parlent de nos peurs, peur d’être seul et/ou d’une angoisse mortifère. De toute façon, quoiqu’il se passe dans notre vie, c’est le sommeil qui trinque le premier. Il est systématiquement touché. L’inconscient travaille (peur, angoisse, colère, chagrin, abandon) et nous empêche de nous laisser aller dans les bras de Morphée. Pour éviter les anxiolytiques et/ou les somnifères, la solution la plus douce, c’est Doudou qui va nous rassurer et nous laisser nous endormir dans de meilleures conditions avec cette sensation que nous ne sommes pas seul, qu’il veille sur nous (avec son pouvoir magique du lien que nous lui prêtons). Il faut tout de même dire que de nombreux couples doivent partager leur lit avec Doudou. Ce n’est pas bizarre selon les psychologues, car ce n’est pas une concurrence amoureuse. Doudou est là pour rassurer et notre amoureux(euse) est là pour nous aimer.

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Depuis la crise sanitaire, les ventes de Doudous pour adulte ont été boostés devant de telles incertitudes et une telle violence. Les doudous sont non seulement rassurants, mais deviennent aussi des confidents (en plus, c’est génial, Doudou ne nous contredit jamais). C’est même devenu un tel phénomène de société que l’université d’Amsterdam a étudié le sujet pour expliquer : « qu’il était un parfait allié pour entretenir la santé mentale. Le doudou a un impact particulier en ce qui concerne l’allègement des crises d’angoisse ou d’anxiété ».

Alors comment choisir Doudou pour Bébé ?

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Les trois principaux critères pour choisir Doudou pour Bébé, c’est de choisir un doudou conforme aux normes françaises (NF), puis de le choisir adapter à l’âge, et bien sûr hypoallergénique. Un petit conseil cependant, évitez les doudous sonores qui se peuvent réveiller Bébé (c’est l’horreur car il nous réveille aussi) ! Préférez un doudou lavable à 30° minimum pour éviter les doudous rêches. Doudou est bien quand il est doux. Et Bébé trainant partout son doudou d’amour, un lavage régulier est souvent nécessaire avec une lessive qui va bien pour éviter les problèmes d’allergie… Au pire du pire, si un petit lavage n’est pas possible immédiatement, laissez Doudou une bonne heure dans le frigo, histoire de mener la vie dure aux bactéries (oui, les microbes et les bactéries détestent le froid), le temps de pouvoir envoyer Doudou se refaire une beauté.

Et comment le choisir pour moi ?

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En tant qu’adulte, c’est parfois une photo, une déco, un vêtement qui est choisi ou très souvent l’indispensable peluche en tricot, en crochet, en coton ou en lin… Il y en a de magnifiques et de trop trop mignons qu’on peut même glisser easy dans un tiroir, dans sa valise ou dans son sac à mains… Ben oui parce qu’aujourd’hui, on ne va pas se mentir, on se déplace beaucoup et que Doudou est mieux avec nous de toute façon et nous permet de conserver au moins un repère lorsque nous sommes en déplacement.

Avec Noël qui arrive à vitesse grand V ou un anniversaire, pourquoi ne pas offrir Doudou à votre meilleur(e) ami(e) ou votre chéri(e). Quoiqu’il arrive ce sera un bon choix ! De plus, en dehors du Doudou « tout prêt », il y a le Doudou en kit que vous pouvez faire vous-même pour offrir, ce qui aura encore plus de valeur pour celui qui l’accueillera car vous aussi offert de votre temps.

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Doudou reste le plus discret et le plus magique des petits compagnons car comme l’écrivait le poète allemand Novalis « Tout est magie, ou rien ! » … Alors échappons nous du stress, de nos peurs et de nos angoisses et croyons à fond à Doudou ! Libérez et assumez Doudou !

Les Vikings : des idées reçues qui ont la peau dure !

La réputation des Vikings a la peau dure. Peut-être aussi grâce aux films et aux fabuleuses séries, où un peuple blond et sauvage tente de coloniser l’Angleterre et une partie de l’Europe. Comme toutes les légendes concernant le haut moyen-âge, l’imaginaire fait son œuvre et bien souvent c’est ce que l’on voit à l’écran qui devient une vérité ! Mais non, les Vikings n’étaient pas une bande de barbares agressifs et sanguinaires… Quoique ! Remettons-nous dans le contexte : nous sommes entre les VIIIème et XIème siècles et évidement, ça ne sent pas la rose et c’est un peu brutal !

Les Vikings étaient-ils des barbares crado ?

Eh non ! Malgré la légende, les Vikings ne sont pas tous de grands blonds super baraques, il y a aussi des roux et des bruns. Côté mode, on retrouve dans des courriers en Angleterre quelques descriptions de coiffure : la nuque et/ou le derrière du crâne est/sont rasé(s), le reste des cheveux sont longs dessus et sur les côtés, et parfois les hommes portent une frange. Bien sûr toujours avec la barbe. Il est délicat de ne pas en avoir hein, mais cela arrive comme le Dieu Loki qui est imberbe par exemple. Tous les autres dieux, comme Thor, ont des barbes puisque c’est signe de virilité.

Dans d’autres descriptions en Russie, nous retrouvons un Viking au crâne rasé avec une mèche longue sur le côté. Dans d’autres pays, ils peuvent avoir les côtés rasés, des tresses, mais en général ils ont systématiquement les cheveux longs. Parfois quelques Vikings utilisent des savons à la soude pour se décolérer en blond platine les cheveux et la barbe, histoire d’avoir du style, de cacher son âge ou de mettre les miquettes à leurs ennemis. Parce que oui, les Vikings sont coquets !

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Dans leurs cheveux longs, hommes et femmes décorent leurs crinières de perles, de toutes sortes de décorations et les tirent en arrière jusqu’à la base du crâne. Ils sont soit attachés, soit tressés.

Toujours dans des courriers anglais, il est précisé que les Vikings se coiffent tous les jours et se baignent tous les samedis. Ils font aussi usage de maquillage surtout pour les yeux (les hommes comme les femmes) et apportent une grande importance à leur apparence. Ce qui, il faut bien le préciser attirait moultes demoiselles auprès de ces Vikings virils et propres, alors que les Anglais ne se lavaient pas car ce n’était pas bon pour la santé (et l’odorat – sic).

Mais que faisaient les Viking alors ?

Tout le monde pense que les Vikings étaient des guerriers sanguinaires, alors qu’ils étaient des commerçants et des agriculteurs. Ils vendent du fer, du bois bien sûr, des fourrures, de l’ivoire de morses, et de l’ambre. Ces matières premières sont transformées en armes, en objets domestiques, en outils, en vêtements, en bijoux et sont vendus ou échangés contre de la soie, de la céramique, ou de l’argent…

Les personnes âgées, si elles ne voulaient pas finir au Helheim (l’enfer des pays nordiques), devaient partir combattre elles aussi pour aller au Valhalla pour y vivre pour l’éternité avec les autres guerriers.

Les Vikings ont-ils réellement colonisés l’Europe ?

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Évidemment, les ¾ de l’année, il fait froid en Scandinavie, au Danemark, en Norvège et en suède donc ils ont plutôt dans l’idée de chercher d’autres terres moins hostiles, plus cool côté nature, pour éviter la famine et la dureté de la vie du Grand Nord. Bon, alors ok, le « pousse-toi de là que je m’y mette » n’est pas forcément bien vu par leurs hôtes. Et puis le secteur est relativement restreint pour la vente donc, il leur faut voyager, c’est obligé !

Le but du jeu pour les Vikings, c’est de commercialiser le plus possible et de partir de chez eux vendre leur production. Excellents marins, ils partent à la découverte du monde proposer leur marchandise. Ce sont les navigateurs les plus doués du moment. Ils voyagent partout en Europe, en Espagne, en Italie, en Méditerranée, en Orient, en Chine, en Russie, en Amérique du Nord (du côté de Terre Neuve), vers le Cercle polaire en Islande, et les îles Féroë… Bref, partout où peuvent passer leurs Drakkars (en réalité leurs bateaux s’appelaient des Langskip), les Vikings passent.

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Ainsi l’Angleterre prend cher car ils ne sont pas très accueillants avec ces Danois qui leur mettent des volées durant trois siècles. A Kiev non plus, ils ne sont pas est content de recevoir la visite des Vikings. A Séville et Cadix, c’est par le Guadalquivir qu’ils rentrent et se font détester là aussi. De toute façon, les Langskip se glissent partout où il y a des fleuves et des rivières. C’est pareil pour Bordeaux et Paris. Disons même clairement qu’ils sont plutôt perçus comme des colons et que ça ne plaît pas à tout le monde voire à personne.

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Les Vikings se sont fait une très mauvaise réputation. Ils terrifient tout le monde. Ils sont réputés pour être complétement barges et sauvages… Bon d’accord… C’est un peu vrai si on ne comprend pas leur culture ! Mais en même temps, s’ils sont des guerriers valeureux et violents (pour aller au Valhalla), ils ne sont pas assez stratégiques selon les historiens. Ils connaissent mal l’art de la guerre et perdent souvent fassent aux anglais et à Charlemagne entre autres.

Et puis avec le temps, certains Vikings se mélangent aux celtes et créés le plus ancien parlement du monde « l’Althing » afin d’établir des règles de vie qui fonctionnement plutôt bien. En général, les Vikings s’intègrent bien aux peuples qu’ils conquièrent après les avoir bien motivés. Les Danois s’installent en Angleterre, en Écosse, en Irlande. Les pays de l’Est et la Russie reçoivent les Suédois. Les Norvégiens choisissent la Normandie et la Bretagne.

Les Vikings : un peuple en avance sur son temps !

Les Vikings vivent dans une société organisée et structurée. Malgré tout, dans cette communauté, il y a tout de même des classes différentes : la noblesse, la classe moyenne et les esclaves.

Il y a 1500 ans, les hommes et les femmes Vikings connaissent la parité : ils travaillent dans l’agriculture (les hommes) et l’élevage (les femmes), ont le droit de choisir leur époux/épouse (sauf en cas de mariage arrangé dans la noblesse notamment), de divorcer et de récupérer leur dot pour les femmes. Quoiqu’il en soit les hommes et les femmes naviguent et combattent ensemble. Cela dit, les femmes héritent de leur mari (si elles n’ont pas de fils) mais pas forcément de leur père si elles ont des frères.

La violence conjugale des Messieurs est inacceptable et est sanctionnée, parfois par un divorce ou même par la mort, selon la violence qui est faite et si elle est infligée en public ou en privé.

Des fouilles et des analyses prouvent que les hommes et les femmes faisaient la même taille, ce qui sous-entend qu’ils ont les mêmes nourriture et activités. Les femmes peuvent aussi bien que les hommes être Jarl (Chef de clan – j’ai manqué ma vocation !).

En 2017, est découverte la dépouille d’une femme guerrière, enterrée avec les honneurs, avec ses armes, des jeux, et ses bijoux. Après avoir était analysée, le résultat a surpris les scientifiques. D’autres analyses de l’émail des dents et des fémurs d’une centaine de squelettes confirment bien une parfaite égalité sanitaire et alimentaire entre hommes et femmes. Mais les deux sont élevés dans le respect et la protection du clan.

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Des recherches ont donc prouvé que des femmes pouvaient avoir du pouvoir, de l’influence, même en matière religieuse et les croyances sont très importantes dans la vie Viking. Leur mythologie regorge d’ailleurs de déesses, de géantes et de Valkyries en tout genre. Mais ça, c’est une autre histoire…

La suspension corporelle… Une passion dans la peau !

Il y a des arts dont on ne suppute pas l’existence sauf si vous êtes initiés par des personnes qui les maîtrisent ou des personnes qui les ont découverts, elles-aussi par hasard, grâce à des amateurs ou à des professionnels de ces fameux arts. C’est l’un d’eux dont j’ignorai totalement l’existence, que le photographe de presse Laurent Jahier m’a fait découvrir : La suspension corporelle ! Non pas parce qu’il pratique, mais parce qu’il a fait connaissance d’un spécialiste de la chose.

Mais c’est quoi la suspension corporelle ?

Pour faire simple, le corps est suspendu par des cordages avec des crochets qui traversent la peau à différents endroits du corps et se balance dans le vide. Hum…. Oui, je sais ça pique évidemment… Je vous raconte !

Il y a 5000 ans, la pratique que je vous présente aujourd’hui était une pénitence religieuse en Inde. En Amérique du Nord, pour les tribus amérindiennes, il s’agissait d’un rite de passage pour les jeunes guerriers, souvent conduite par un Chaman. La suspension corporelle est maintenant devenue une performance spectaculaire, qui pour certains gardent encore son symbole mystique.

Le Shibari est le bondage japonais peut être aussi comparable mais il s’apparente au hojōjutsu, un art martial qui consiste à attacher ses prisonniers avec des cordes et des nœuds spécifiques selon leur statut social. Cette technique est elle aussi devenue une performance tout comme la suspension corporelle.

Pour la suspension corporelle, le corps est préparé pendant une bonne demi-heure aux endroits où les axes doivent traverser la peau (dans le dos, le buste, le ventre, les genoux, les jambes). Puis ils sont accrochés par des cordes. Ainsi les corps sont suspendus en l’air et se balancent dans différentes postures (le suicide, le coma, le superman, le lotus ou la résurrection).

Si la douleur est insupportable voir atroce, le corps humain est si bien fait qu’il secrète de l’endorphine, beaucoup d’endorphine. Comme chacun le sait, cette hormone du plaisir apporte plénitude et sérénité. Si des amateurs de cette pratique se « shootent » de façon naturelle, ils y donnent une véritable dimension spirituelle pour se retrouver, se recentrer intrinsèquement parlant. Concentration façon yogi oblige afin d’être capable d’encaisser la souffrance et de la surmonter jusqu’à l’extase.

Ce petit monde très fermé se retrouve partout dans le monde. Il n’est pratiqué qu’avec des perceurs professionnels et ont des codes hyper encadrés avec du matériel de qualité et stérilisé. L’hygiène est un des aspects primordiaux pour sa réussite. Parfois à New York ou Londres, certains passionnés se retrouvent dans des cours ou des salles comme s’ils allaient au spectacle/concert/théâtre. Ils observent des novices ou des amateurs se faire préparer et suspendre par des spécialistes.

Qui m’a présenté la suspension corporelle ?

Je connais Laurent JAHIER depuis très longtemps. Cela fait 35 ans qu’il fait de la photographie de presse. Je préférais vous dire qu’il est passionné par la capture du moment présent, celui qui passe et qui ne reviendra pas. C’est pour cette raison qu’il préfère le noir et blanc. Il fige une personne, une action, un paysage dans le temps et devient un sentiment.

Un jour, il a eu le bonheur de travailler au Studio Imaginoir à Paris au côté de Jean-Yves Brégand en développant par exemple, les planches contact de Sebastio Sagaldo. Découvrir sa vision brute… Quel incroyable choc pour Laurent JAHIER !

Depuis toujours, il y a aussi son enthousiasme pour Cartier-Bresson, Harcourt, Capa, Doisneau, Sieff ou encore Rheims et Newton (Pas étonnant s’il aime Rheims et Newton qu’il photographie un thème aussi original que la suspension corporelle) … Cette liste est non exhaustive bien sûr, mais elle est la base de son inspiration photographique qui se confond parfois avec son amour de l’art, de la littérature, et du rock.

Alors, il est toujours à la recherche de sujets étonnants, érotiques, marginaux ou même de paysages grandioses qui nous interpellent dans ce qu’il y a de meilleurs en nous ou qui réveillent les démons qui se cachent au plus profond de notre être.

Aujourd’hui, il se souvient de ses débuts avec son vieil argentique, parcourir la campagne, la nuit, pour photographier les étoiles et la lune, sans savoir qu’à ce moment-là, il allait passer sa vie à courir après des clichés qui ont fait de lui, cet homme de dos à happer ce qu’il ne verrait pas, s’il n’était pas derrière son objectif.

Et qui sont ces modèles qui posent pour lui ?

Matt et Ily sont les performeurs que Laurent Jahier a photographié. Ils sont passionnés et savent s’entourer de professionnels, car oui, il faut être professionnel pour pratiquer ces arts et être parfaitement accompagner de perceurs qui ont de l’expérience.

Le métier de Matt est d’ailleurs d’être Perceur lui-même d’où sa maîtrise exceptionnelle de la suspension et de son côté performeur. Il est connu sous le nom de TARVAA BODY ART et habite l’île de la Réunion depuis 4 ans. Ily, elle, est model photos et performeuse également.

Lorsque Matt a choisi ce lieu (un silo), il l’a choisi car il y avait de l’espace et que l’ambiance correspondait à son état d’esprit. Le lieu est important pour les rotations et que les deux personnes puissent être en symbiose sans se blesser. Une heure et demie de préparation pour flotter dans les airs pendant 10mn… Un bonheur particulier et très personnel il faut l’avouer.

Lorsque Matt et Ily ont proposé cette séance à Laurent en 2018, il n’a pas su refuser devant ce spectacle marginal qu’ils lui offraient. Ces arts lui étaient inconnus et sont tellement confidentiels. Certains les pratiquent chez eux, d’autres en spectacle… Et je vous assure que l’expérience de voir ces corps suspendus tournoyer dans les airs vous bouleverse d’une façon ou d’une autre à jamais.

Expo photos suspensions corporelles

Comptabilité et gestion : Même combat ?

Beaucoup de personnes confondent la comptabilité et la gestion, or pour un dirigeant, l’une et l’autre sont presque indissociables (quoique !). Elles sont cependant totalement nécessaires. Comptabilité, gestion, fiscalité, patrimoine, blablabla… Tous les chefs d’entreprises ne sont pas comptables ou gestionnaires. Ce n’est pas votre cœur de métier ? Pas grave ! Petit focus sur qui fait quoi !

A quoi sert la comptabilité ?

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Aujourd’hui, la comptabilité générale nous sert à payer nos impôts et taxes à l’État, point à la ligne ! En effet, en fonction du résultat net comptable, nous paierons ou pas notre participation à la vie collective. Car n’oublions pas que nos impôts (personnels et professionnels) servent à payer les écoles, les aides sociales, les routes, les hôpitaux, les ponts, le gouvernement, et cette liste est non exhaustive bien sûr.

Bref, si nous cherchons un peu plus loin, la comptabilité n’est pas un truc super moderne. Nous en retrouvons des traces à la préhistoire. Évidemment, c’était moins élaboré qu’aujourd’hui, puisqu’il s’agissait surtout d’inventaires.

Dès l’Antiquité (de 3300 avant JC jusqu’à 476 après JC), ce sont les Intendants des grandes maisons qui tiennent une comptabilité pour leurs bonnes relations avec les banquiers et les marchands.

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En 1493, Luca Pacioli édite un ouvrage pédagogique sur la comptabilité. Il explique comment utiliser deux comptes comptables et l’impact que cela peut avoir sur le patrimoine (s’il y a un patrimoine plus important ou des dettes par exemple).

Du XVème au XIXème siècle, les techniques comptables évoluent. Mais c’est avec l’industrialisation du XXème siècle, que la comptabilité s’harmonise et qu’en 1942, le premier plan comptable voit le jour.

Ce qu’il faut retenir, c’est que la comptabilité générale n’est pas la même dans tous les pays et qu’ici, en France, elle sert à déclarer nos pertes, bénéfices et revenus uniquement.

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La comptabilité analytique, elle, sert à analyser certaines données pour les gestionnaires. Elle est l’outil qui sert à mener une enquête pour savoir ce qui se passe exactement dans notre entreprise. C’est l’indispensable pratique qui permet de faire parler les chiffres de façon utile et de donner une véritable vision de la vie de l’entreprise.

Et la gestion alors, c’est quoi ?

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La gestion quant à elle est l’acte, voire l’art, de piloter son activité professionnelle pour atteindre un objectif. Ainsi, si la comptabilité permet d’avoir une photographie d’une entreprise à un instant Telle est un outil pour la prise de décision pour une gestion optimisée.

Jusqu’à la fin du moyen-âge (le XVème siècle), l’entreprise telle qu’on la connaît aujourd’hui n’existe pas. Ce sont surtout des échanges qui existent avec les marchands et les banquiers, échanges commerciaux développés par les Croisades. A la Renaissance, la découverte du Nouveau Monde et l’invention de l’imprimerie développe l’idée même de ne pas perdre d’argent en ramenant des marchandises (en tenant compte par exemple du coût du voyage en caravelle) !

Les colonies font jour en Espagne, en Italie, en France, en Angleterre, dans les Pays-Bas où la notion même de capitalisme voit le jour d’une façon frénétique. Vendre oui, mais pas à n’importe quel prix ! Une corrélation entre l’offre et la demande pointe le bout de son nez, et les États ne sont pas aveugles. Les entreprises essaient de s’en sortir le mieux possible entre la monnaie des États, les intérêts des banquiers, le prix d’achats des marchandises et ce que représente la marge qu’elles font sur les ventes. La gestion est alors mise en place.

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C’est évidemment à l’air de l’Industrialisation que différents types de gestions apparaissent. C’est grâce à ce pilotage pointu des entreprises et industries que les innovations technologiques voient le jour pour gagner de l’argent et du temps, et gagner toujours plus, car le temps c’est de l’argent (c’est bien connu !).

La base même d’une entreprise étant la croissance, la gestion devient alors la seule solution pour évoluer.

L’expert-comptable est-il le gestionnaire de l’entreprise ?

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Que nenni ! Certainement pas ! Notre Expert-Comptable édite nos comptes, les contrôle et fait des déclarations auprès de l’État. N’attendez pas de lui qu’il gère notre boîte. Très clairement, il/elle n’est pas là pour ça ! Ce n’est pas son job ! C’est un peu comme si nous demandions à quelqu’un de draguer quelqu’un qui nous plaît ! Pareil !

Bien sûr, si nous avons un expert-comptable digne de ce nom (donc un vrai, un bon quoi !), il pourra nous traduire et nous expliquer notre bilan : c’est-à-dire quelle était la santé de notre entreprise un an auparavant. Eh oui ! Un bilan n’est pas un instantané de votre activité immédiate, mais c’est vraiment une vue du passé à un moment donné. Ainsi s’il est au top, notre expert-comptable nous aidera à comprendre ce qui s’est passé dans notre boîte et les conclusions que nous devons en tirer. Mais pour ça, il faut que ce soit un véritable professionnel, et croyez-moi, les BONS experts-comptables ne courent pas les rues !

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Le pilotage de notre entreprise doit rester entre nos mains et seulement entre nos mains. Ce n’est pas la mission de l’Expert-Comptable de décider de l’avenir de notre entreprise, ni de choisir son orientation, ni de prendre des décisions à notre place. En revanche, il/elle est de précieux conseils car il/elle peut tirer des signaux d’alertes, nous accompagner pour choisir ou modifier notre statut juridique, faire les déclarations à l’État et surtout pour communiquer avec nous sur le résultat du bilan. Parfois, s’il est super sympa, il peut même parler le langage « banquier », ce qui n’est pas négligeable, je vous l’avoue.

Autrement dit comme le disait Miles Thomas, un homme d’affaires gallois « Un comptable compétent annonce la veille ce que les économistes prévoient le jour même pour le lendemain ».

5 bonnes raisons de consommer local !

On peut se demander avec tout ce qui arrive aujourd’hui, pourquoi consommer local et chez des commerçants de proximité ? Surtout que par internet, la proximité physique de quelques petits kilomètres peut vite devenir quelques dizaines de kilomètres… Petit focus sur cinq bonnes raisons de consommer local.

1 – Soutenir l’économie locale

 

iStock @shironosov
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Consommer local, c’est soutenir l’économie de notre commune ou de notre département. C’est permettre à des « petits » entrepreneurs, des commerces, des producteurs du coin, des artisans de vivre dignement de leurs activités et dans de bonnes conditions. C’est éviter les licenciements, pérenniser l’emploi et peut-être même en créer. Acheter « équitable », ce n’est pas toujours acheter à un agriculteur d’Amérique du Sud ou d’Afrique, c’est acheter ici et maintenant des produits d’à côté de chez nous.

2 – Prendre soin de notre santé

 

iStock @pixelrainstudio
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Consommer local, c’est prendre soin de notre santé. C’est manger mieux et manger bon en joignant l’utile à l’agréable. C’est acheter des produits d’exception cultivés dans le respect des saisons et de notre territoire ! C’est avoir la garantie d’acheter des produits frais qui bénéficient d’une réglementation stricte qui protège le consommateur. C’est aussi découvrir par voie digitale ou physiquement, le talent des artisans et profiter des conseils de commerçants experts dans leur cœur de métier qui sont aussi nos voisins.

3 – Avoir une démarche écologique

 

iStock @Mulecan
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Consommer local, c’est avoir une démarche écologique parce que, même si vous vous faites livrer un produit qui vient de 10 ou 30 km autour de chez vous, cela polluera toujours moins que s’il a parcouru 10.000km. Et puis, ne nous mentons pas : le circuit court est toujours plus économique au bout du bout parce que nous évitons les transports bien sûr, mais aussi les procédés de conservations (additifs en tout genre) et les emballages plutôt nombreux quand les produits transitent par avion ou par bateau.

4 – Avoir le droit à la parole

 

iStock @monkeybusinessimages
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Consommer local, c’est avoir le droit à la parole. Un artisan local, le commerçant d’à côté de chez vous, la boutique du coin sera toujours plus à même de vous écouter et de vous proposer, même par voie digitale, des produits faits pour vous et grâce à vous. C’est devenir un client VIP. C’est être reconnu par une entreprise à côté de chez nous et bénéficier de prestations privilégiées. C’est être à l’origine d’un lien particulier qui se créé entre l’offre et la demande. C’est un artisan, un producteur ou un commerçant qui prend soin de vous, s’inquiète de ne pas vous avoir vu la semaine dernière, demande de vos nouvelles… C’est savoir que vous existez et que vous comptez pour d’autres personnes !

5 – C’est un acte politique !

 

iStock @monkeybusinessimages
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Consommer local, c’est un acte politique ! C’est défendre nos valeurs, exister aujourd’hui et décider du monde de demain pour les générations à venir ! C’est choisir d’être actif dans notre vie et assumer les décisions que nous prenons. C’est être conscient que demain ne sera que ce que nous en faisons aujourd’hui. Le futur n’est possible que si nous nous offrons un monde meilleur !

 

Nos jardins : ces espaces de liberté

C’est quand la sève monte qu’il faut semer, planter, et organiser nos jardins… Les embellir, c’est zen et ludique. Après deux années bien singulières, toutes celles et ceux qui ont la chance d’avoir un jardin ne diront pas le contraire : ils sont des paradis secrets et nos espaces de liberté !

Comment préparer mon jardin avant les plantations ?

C’est bien simple, il faut tout remettre en ordre ! Dans un premier temps, il faudra tailler les haies, les arbustes et les arbres afin de les rafraîchir et de leur redonner de la vigueur.

Istock @Lorenza Marzocchi
Istock @Lorenza Marzocchi

Dans un second temps, il vous faudra prendre soin de la terre de vos massifs et de vos jardinières. En effet, après le froid et les pluies de l’hiver, la terre devient compacte. Il convient alors de la gratter et de l’aérer puis d’enlever les mauvaises herbes. Cela lui permettra de booster vos plants surtout, si vous rajouter du terreau et/ou du compost afin de redynamiser tout ce petit monde.

C’est aussi le moment de repenser vos massifs et l’implantation de vos jardins : enlever les plantes que vous n’aimez pas et celles qui sont mortes. Plantez-en de nouvelles ! Peut-être même aurez-vous envie d’être créatif et de réaménager votre espace vert.

Pourquoi semer des fleurs ?

Tout simplement parce qu’un jardin, c’est vivant ! Planter des fleurs signifie que les abeilles et les autres insectes pollinisateurs (même le vent) vont transporter le pollen qui est parfois la bête noire des allergiques.

Istock @L Feddes
Istock @L Feddes

La pollinisation est vitale pour l’environnement. Les graines, les fruits et les pollens sont essentiels pour perpétuer les espèces végétales et pour que certains mammifères, oiseaux et insectes puissent se nourrir.

La Capucine, le Coquelicot, la Marguerite, l’Immortelle, le Muflier, la Lavande, le Lilas de Californie, la Clématite à grandes fleurs, la Centaurée, le Camélia, le Rhododendron ou encore le Dahlia seront des petites touches de couleurs et de senteurs qui vont donner du pep’s à votre petit paradis.

Deux petits conseils pour les allergiques :

 

  1. Istock @ASIFE
    Istock @ASIFE

    Évitez alors de planter ces petites merveilles sous vos fenêtres et près de vos baies vitrées.

  2. Si comme moi, vous voulez profitez à 100 % de votre jardin, demandez à votre allergologue qu’il/elle vous teste sur les pollens qui vous rendent allergique. De cette façon-là vous sublimerez votre jardin grâce à vos fleurs sans gêne aucune.

Comment décorer notre côté outdoor ?

C’est comme partout, là aussi il y a des tendances ! Cette année, le mobilier de jardin aura des accents artisanaux grâce à des matières naturelles (coton, lin…). Les salons de jardins, les fauteuils et les transats seront en bois ou en rotin avec des teintes pastels, beiges, terracotta et marron.

Istock @KatarzynaBialasiewicz
Istock @KatarzynaBialasiewicz

N’hésitez pas, dans ces espaces extérieurs (terrasses, patios et jardins), à agrémenter la déco avec des plantes grasses en pots en terre cuite. Dans des bacs ou des jardinières sur pieds (en bois, en zinc ou en alu), semez des plantes aromatiques (thym, ciboulette, estragon, basilic, coriandre, aneth…) et des tisanes (menthe, mélisse, camomille, verveine, romarin). Le macramé sera aussi la petite touche hyper chic qui adoucira l’ensemble.

Pour le côté zen, si vous aimez boire un café ou un thé dans le jardin, pensez à installer des bancs sous un arbre ou près d’une haie pour bénéficier d’une agréable vue ombragée sur votre Éden. Il faudra les préférer avec des pieds métalliques (pour éviter qu’ils s’abîment sous la pluie). Éventuellement, déposez quelques cousins confortables pour y faire une petite sieste.

Et pour mieux profiter de votre jardin, voici quelques livres qui pourraient bien vous inspirer…

Le jardin planétaire de Gilles Clément

M02226111522-largeGilles Clément enseigne à l’École d’Architecture de Versailles et à l’École Nationale Supérieure du Paysage. Jardinier, paysagiste, botaniste, ingénieur agronome, et entomologiste, il réfléchit à l’homme dans son environnement, et à ces lieux de vies que son nos jardins qui pourraient se « planétariser » et faire de la terre un jardin global pour nous tous. Dès 1972, il élabore de célèbres jardins tels que les jardins du château de Blois, le jardin du domaine de Rayol, les jardins de l’abbaye de Valloire, et les jardins de l’Arche entre autres. Il a aussi été Paysagiste à l’École de Versailles.

Le jardinier écrivain a publié plusieurs dont : Le jardin planétaire !

 « Dans cette promenade, il nous entraîne au  » jardin des connaissances « , où les sciences croisent l’art, l’imaginaire, les mythes et les légendes, dans un espace de verdure et de poésie. Diversité, mouvement, assemblage entre les êtres vivants : la nature offre les richesses de son paysage à l’homme-jardinier. A celui-ci d’organiser son territoire et d’y ménager la vie selon sa culture et à son échelle. Prélever sans appauvrir, consommer sans dégrader, produire sans épuiser, vivre sans détruire, c’est possible. Le  » jardin des expériences  » le raconte et dit comment le jardinier, citoyen planétaire, agit localement, au nom et en conscience de la planète. »

Lien pour le commander : Le jardin planétaire

La permaculture au jardin mois par mois de Damien Dekarz

La-Permaculture-au-jardin-mois-par-moisLa permaculture est l’art de concevoir des espaces autosuffisants côté cultures, jardins et/ou potager et respectueux de l’homme et de l’environnement.

Damien Dekarz a rédigé un ouvrage accessible à tout le monde, illustré et simple concernant cette pratique écologique et ludique.

Lien pour le commander : La permaculture au jardin mois par mois

Toutes les plantes de jardin, pour toutes les envies & toutes les situations de Didier Willery

Plantes-mode-d-emploiDidier Willery est l’auteur d’une trentaine de bouquins sur les jardins et les plantes en 35 ans de bons et loyaux services. Jardinier et photographe le spécialiste français des plantes. Vous pouvez le suivre sur son site www.didierwillery.com

Comment choisir ses plantes pour avoir un beau jardin selon la qualité de notre sol, notre climat, les saisons… C’est tout un art que développe Didier Willery dans son magnifique livre.

Lien pour le commander : Toutes les plantes de jardin, pour toutes les envies & toutes les situations

Toutes les plantes supportant la sécheresse d’Aurélien Davroux

Toutes-les-plantes-supportant-la-sechereeAurélien Davroux vous présente plus de 450 plantes qui résistent à la sécheresse. Le manque d’eau est malheureusement une triste réalité. Dans ce livre, vous trouverez moult conseils pour garder un joli jardin coloré. Ce livre a l’originalité de ne pas se limiter à des plantes méditerranéennes qui ne sont pas toujours résistantes en hiver. Pratique, ce guide vous proposera un choix de plantes en fonction du sol de votre jardin et de vos goûts.

Lien pour le commander : Toutes les plantes supportant la sécheresse

Après tous ces conseils et ces livres géniaux, vous n’avez plu qu’à tenir compte l’avis de Gilles Clément qui précise que « Pour faire un jardin, il faut un morceau de terre et l’éternité » !

Joëlle Guasch, Fondatrice et Présidente d’Amazines

Nouveau portrait d’une Wonder Woman de choix avec Joëlle GUASCH, Fondatrice et Présidente d’un incroyable Centre de Formations : Amazines. Joëlle navigue entre développement de nos compétences, de nos capacités, et la médiation animale avec le cheval. Joëlle Guasch va nous aider à traquer notre mal-être, nos doutes ou booster notre confiance en soi, notre soif de vivre et nous aider à mieux nous connaître. Après avoir été au service des entreprises, des institutions et de la Chambre de Commerce pendant 35 ans, cette Praticienne certifiée en Éducation Thérapeutique du Patient, bardée de diplômes est un ange tombé du ciel ! Solaire, douce et captivante, Joëlle est aussi une femme comme les autres qui aime l’humain avec un grand H, et c’est pour ça que je l’aime ! Partons pour un voyage dans l’univers de Joëlle qui va, pour une fois, se dévoiler…

Interview :

Les Chroniques d’Adélaïde : Tu es Joëlle Guasch, Fondatrice et Présidente d’Amazines. Explique-moi ce que tu fais en quelques mots…

Joëlle Guasch
Joëlle Guasch @Philippe Mémeteau

Joëlle Guasch : En tant que Fondatrice et Présidente d’Amazines, je pilote un organisme de formation dont la pédagogie est atypique par ses pratiques.

Ses intervenants sont des Thérapeutes, Médecins et Professionnels de santé pour développer la santé au travail, le mieux-être et le mieux-vivre en général.

Amazines utilise et enseigne des techniques dites d’autogestion pour apprendre à la personne à développer son mieux-être personnel et professionnel. Ce qui caractérise aussi Amazines, c’est la médiation animale ! Une discipline qui utilise le cheval pour mieux comprendre les situations inconfortables et engager le changement durablement. L’animal est sans jugement, il est sincère et sans à priori !

LCA : Pourquoi as-tu choisi ce job et depuis combien de temps l’exerces-tu ?

 Joëlle Guasch : Je pense que j’ai choisi ce job, parce que j’aime profondément l’humain, la nature et le monde animal. Cela peut paraître «bisounours »  pour certains, mais sincèrement j’éprouve l’amour au quotidien. Je l’assume et j’ose l’exprimer.

Mon job concilie mes valeurs de l’humain, de la nature et des animaux. Quand j’accompagne les personnes, je nourrie ma générosité et contribue au mieux-être de chacun et à l’intelligence collective. Quand on est bien avec soi-même, c’est plus facile avec les autres.

Istock @olgaIT
Istock @olgaIT

Les chevaux sont pour moi, des Maîtres en la matière. Grégaires, ils s’appuient sur le groupe pour survivre en bonne intelligence. C’est celui qui a la ressource qui prend rang dans la hiérarchie. Les luttes de pouvoir sont à profit du groupe et non de l’égo.

Le cheval est sensible à la congruence. Le non-verbal et la posture de la personne ne lui échappent pas. Il est friand d’authenticité et révèle les ressources inconscientes. La personne peut oser s’affirmer, le cheval est sans jugement. Tout se passe à pied, inutile de connaître l’animal et on peut rester à distance, si besoin.

J’ai créé Amazines en novembre 2016. J’ai passé les 2 premières années dans le crottin à expérimenter les techniques et la pédagogie. Aujourd’hui, c’est top !

LCA : Quel(le) est ta formation et/ou ton parcours pour en arriver là ?

 Joëlle Guasch : J’ai un parcours assez atypique aussi (Lol).

Istock @JLco - Julia Amaral
Istock @JLco – Julia Amaral

J’ai fait mes études, tout en travaillant (et en élevant seule mes 3 garçons aussi, hahaha, ils pourraient vous en dire long….). J’ai un BTS d’Assistante de Direction et un Master de Management des Organisations, une Licence Horsedream et enfin un DU Relation Homme Animal. Je me suis aussi formée à l’hypnose Ericksonnienne, à l’Approche Neuro Cognitive, suis Praticienne en Education Thérapeutique du Patient et +++.

J’aime découvrir et apprendre !

J’ai fait plusieurs métiers, de Femme de chambre à Dirigeante d’Entreprise. A l’âge de 23 ans, avec le père de mes enfants, nous fabriquions des moteurs de bateaux. Lui était ingénieur et moi j’assurais la partie RH, commerciale comptable et administrative. Répartition des taches souvent classique quand un couple travaille ensemble. C’était riche en expériences. On a fait ça pendant 15 ans. Puis, nous avons, individuellement, pris notre envol pour autre chose.

Istock @monkeybusinessimages
Istock @monkeybusinessimages

C’est ensuite, que j’ai été recrutée par la Chambre de Commerce pour accompagner les entreprises. J’ai aussi fait ça pendant 15 années.

C’est là que tout a commencé avec le cheval !!!

Pendant 15 ans, j’ai œuvré dans le milieu de la formation, j’accompagnais les entreprises pour développer les compétences des Salariés et des Dirigeants d’entreprise.

Je me suis alors rendu compte que malgré les meilleures dynamiques et l’octroi de budgets de formation conséquents, le changement s’opérait lentement et le retour sur investissements ne me paraissait pas souvent proportionnel aux efforts fournis par chacun.

Je me suis alors un peu plus intéressé à l’humain qu’aux organisations et aux process. J’ai eu envie de procéder autrement.

Je me suis alors formée à la PNL (Programmation Neuro Linguistique) et suis partie en quête d’outils pédagogiques différents.

Istock @vikarus
Istock @vikarus

C’est par hasard que j’ai découvert l’équicoaching. Une discipline qui utilise le cheval pour favoriser les situations à contacts sensoriels et émotionnels.

Cela m’a immédiatement rappelée à une situation d’enfance où mon Grand Père recadrait posément un taureau en furie et le ramenait dans son box avec calme et bienveillance.

Tout résidait dans la posture et l’affirmation de soi. L’animal pouvait nous apprendre cela !

 Je me suis formée à la discipline, j’ai crée mon entreprise et je l’ai inclus dans la pédagogie pour que les mises en situation offrent des opportunités d’apprentissage. Car c’est en faisant que l’on apprend le mieux !

LCA : Quels sont les avantages et inconvénients dans ce métier ?

 Joëlle Guasch : J’ai un peu de mal à répondre à cette question….

A chacun ses limites pour calibrer, ce qui est un avantage ou un inconvénient pour soi.

Tout dépend de la perception et des pré-disposition de chacun.

Istock @Azaliya
Istock @Azaliya

Ce métier est plus attractif quand on aime la nature. Il est préférable d’accepter travailler dehors quand il fait froid. Le métier nécessite aussi de s’occuper des animaux en dehors des interventions. Le bien-être animal est prépondérant. On ne peut demander à un cheval d’être coach, s’il est mal dans ses sabots. Il faut lui accorder du temps. Pour moi, être avec l’animal est un plaisir et non un inconvénient.

Ce qui me désole, le plus, dans la profession est la charge administrative du métier. Les exigences de certification des organismes de formation obligent beaucoup de formalisation des pratiques. Ce n’est pas ma tasse de thé. J’en tire, quand même, profit dans les pratiques, par les indicateurs de mesure que cela nécessite. Je peux prouver l’efficacité de la discipline.

LCA : Selon toi, quel est le profil idéal, pour exercer ton job ?

 Joëlle Guasch : Quelqu’un qui pourrait :

Istock @Chan2545
Istock @Chan2545

. Avoir envie, éprouver de l’empathie, être à l’écoute de ses sens, oser le don de soi

Et qui serait formée ou se formerait ;

. Aux techniques de coaching

. A la médiation animale

. Aux techniques avancées de relation d’aide à la personne

. Au métier de formateur

LCA : Peux-tu nous raconter une journée type ou ce que tu as fait jeudi dernier ?

Joëlle Guasch : -« Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas ».

Istock @Maryna Andriichenko
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Je choisirai alors la journée de jeudi dernier ; C’était le 11 novembre 2021, un jour férié.

Le matin, j’ai mis à jour, ma base documentaire, le site internet et les fiches pédagogiques.

L’après-midi, je suis allée faire du cheval et j’ai préparé le chalet (les formations se font dans le chalet d’Amazines à la Ferme de Tesson 17290) pour la prochaine formation.

Je suis partie en soirée diner chez mon fils ainé et ma belle fille et profiter de ma petite fille Sam.

LCA : Quel est le souvenir pro qui t’as le plus marqué (triste ou drôle)?

Istock @Elena Odareeva
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 Joëlle Guasch : Un des souvenirs qui m’a le plus marqué est lorsque j’ai vu pour la première fois, le cheval poser délicatement sa tête sur le ventre d’une petite fille de 6 ans.

Cette petite fille avait des terreurs nocturnes et ses parents m’avaient sollicitée.

La petite fille a choisi le dominant du troupeau pour se sentir protégée. Je les ai trouvés extraordinaires. Ils se sont fait mutuellement confiance.

LCA : Comment vois-tu ton avenir professionnel dans les 5 ou 10 prochaines années ?

Joëlle Guasch : J’ai 59 ans, l’âge où transmettre son savoir et permettre la relève font partie de mes valeurs.

Si je disparaissais sans transmettre, je crois que j’aurais l’impression de voler quelque chose au monde.

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@Amazines

J’y songe et puis la discipline se développe en France, même si Amazines a une approche complémentaire par son volet thérapeutique de relation d’aide, le cheval, lui, fait son chemin auprès de l’humain, depuis la préhistoire. Le cheval a su s’adapter aux changements climatiques et se rendre utile. A l’humain, peut-être, de saisir sa chance et retrouver plus encore, le goût de la nature et de ses bénéfices.

Je vis mon avenir professionnel au feeling.

LCA : Vie privée, vie professionnelle, où est le curseur ?

Istock @Soft_Light
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Je n’en ai pas. Je ne dissocie pas le travail et ma vie personnelle, je ne l’ai jamais fait.

Juste un tout où je trouve mon équilibre. Si je suis fatiguée, je ralentie. Si j’ai envie de passer un moment différent, je l’organise. Si mon entourage me sollicite, j’y fait attention.

Je peux travailler un dimanche et m’accorder des moments en famille, ou avec moi-même en semaine. Je me sens libre.

LCA : As-tu vécu un échec professionnel et qu’est-ce que ça t’a apporté ?

Istock @bedya
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Joëlle Guasch : Pour moi, la notion d’échec n’existe pas. Je tire profit de toutes expériences, qu’elles soient agréables ou pas. Ce qui ne m’a pas convenu, m’a permis de m’affirmer.

J’ai la chance d’avoir la ressource d’être courageuse, cela m’a souvent sortie de situations complexes. Je veille à mon bonheur. Pas toujours simple de veiller à son bonheur, il faut parfois oser des décisions difficiles et faire preuve de courage. C’est peut-être ça le prix du bonheur.

LCA : Quelle est ta philosophie/devise dans le travail ?

 Joëlle Guasch : « Faire ce qui est bon pour soi, dans le respect d’autrui, au profit du collectif» !

LCA : As-tu des engagements bénévoles en dehors de ton travail (en politique, en politique métier, dans la vie associative) et pourquoi ?

Joëlle Guasch  : J’en ai eu, j’ai fait de la samba, avec des spectacles pour récolter des fonds et acheter des fournitures scolaires pour les enfants dans les favelas au Brésil.

Istock @jacoblund
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J’ai contribué au développement de club d’entreprises.

Je suis aussi dans l’association NL/PNL avec un bon nombre d’actions caritatives jusqu’au covid19.

Beaucoup moins depuis. Je me consacre à Amazines où l’accompagnement en insertion sociale s’est encore, plus, développé, depuis la pandémie.

LCA : Quel est ton rêve/aboutissement professionnel (mais pas l’objectif de ton entreprise) et pourquoi ?

Joëlle Guasch : Je n’ai pas de rêve, j’ai l’espoir d’un monde meilleur. Parfois cela me parait complètement utopique mais je fais ma part pour y contribuer.

LCA : Es-tu heureuse dans ton travail ?

Joëlle Guasch : Oui je me sens heureuse dans mon travail.

@Amazines
@Philippe Mémeteau

Lorsque j’ai crée Amazines, un bon nombre de personnes n’a pas cru en moi. J’ai entendu un peu de tout, surtout près de certains de mes anciens Collègues. Que je n’avais pas les pieds sur terre… Que j’allais droit dans le mur… Que j’étais inconsciente de quitter une Chambre de Commerce etc etc

Je pense que je n’ai pas su transmettre correctement la vision de mon projet. Je le ressentais sans trop savoir l’expliquer. J’ai fait confiance à mon intuition et j’ai bien fait de le faire. Cela me rend heureuse.

LCA : As-tu un message pour nous ?

Ben…. Soyez, soyons heureux, c’est, peut-être, la clé du bonheur en attendant celle du paradis (sourire). En tout cas, donnons-nous les moyens de tendre vers ce qui nous plait et qui a du sens pour nous, individuellement et collectivement.

 Merci Adélaïde.

Crédit photo de une : @Philippe Mémeteau