Michel Podolak, Chef d’orchestre, Conférencier et Citoyen du monde

Publié le 7 mars 2018 Catégorie : Portraits
OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Lors d’une conférence dans un club de chefs d’entreprise, j’ai rencontré un homme heureux, positif et inspirant : Michel Podolak, chef d’orchestre, conférencier et citoyen du monde. C’est peut-être l’une de mes plus belles rencontres parce qu’il poursuit son chemin tel qu’il a envie de le faire. Libre penseur qui n’a plus rien à prouver, il a cette sérénité et cette humilité qui font les hommes bien dans leurs baskets.

Michel Podolak by Adélaïde
Michel Podolak by Adélaïde

Chef d’orchestre aux multiples talents, il donne de nombreuses conférences sur le thème de l’art de diriger avec un management différent. Leadership, management, cohésion d’équipes… Autant de compétences à son arc pour une coopération en action dans le monde de l’entreprise. Son expérience ? Il la tient de son métier. Diriger des orchestres avec des centaines de personnes qui jouent dans un mouvement précis, d’une voie unique, harmonieusement, demande des aptitudes inouïes en matière de relations humaines.

Vous ne faites pas partie des privilégiés qui ont vu Michel Podolak en conférence ? Voici 18 mn sur l’art de la coopération… Révélation !

Chef d’orchestre ? Mais pourquoi et comment ?

© Stocklib stokkete
© Stocklib stokkete

Pianiste dès l’âge de 6 ans, le petit Michel tombe en amour. Celle qui lui fait perdre la tête et lui prend le cœur, c’est la musique. Elle lui ouvre des horizons incroyables et complètement fous. Il ne le sait pas encore, mais la musique sera sa raison de vivre. A 11 ans, il lui arrive un truc de dingue. Il chante dans une chorale de 500 personnes. Non mais, imaginez le truc grandiose ? Du Jean-Sébastien Bach en plus. Et c’est là, juste à ce moment très précis que sa fascination pour la direction de musiciens pointe le bout de son nez. Adolescent, Michel dirige des musiciens imaginaires dans sa chambre « Je ventilais ma chambre, tout le temps, avec de grands gestes ! » me raconte-t-il en souriant.

@Shutterstock
@Shutterstock

Lorsqu’il annonce à ses parents qu’il veut être Chef d’orchestre, ils lui conseillent de passer son bac avant de « voir où cela le mène ». Ils font preuve d’ouverture d’esprit et savent, je pense, que leur fils est brillant. Sa passion chevillée au corps, Michel fait 3 ans études après son bac à la Sorbonne entre autres où il obtient une licence en musicologie, puis 5 années au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. De nombreuses Master Class aux Etats-Unis termineront l’enseignement de cet homme surdoué.

Une carrière internationale impressionnante…

Michel Podolak
Michel Podolak

A 20 ans, Michel Podolak dirige son premier concert, puis c’est la direction de plusieurs orchestres un peu partout dans le monde : France, Suisse, Hongrie, Russie, Slovaquie, Serbie, Italie, Norvège, Danemark… Il œuvrera aussi aux opéras de Tours, Saint-Etienne et Nice. Il acceptera la direction artistique, pendant 4 années, du Chœur et de l’Orchestre des Grandes Ecoles de Paris. Puis il deviendra Délégué artistique de l’Académie Européenne de Musique du Festival International d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence.

Une nouvelle vision de l’art de diriger…

Mais la rencontre qui changera sa vision de la direction d’orchestre, c’est en 1988, avec Charles Bruck aux Etats-Unis, qu’il l’acquiert. En dehors de son enseignement pour la direction d’orchestre, il lui enseigne l’engagement, l’humilité, l’écoute, la confiance, la transmission…

« « Le Maestro » dirigeait d’une main de fer mais avec une humanité immense » précise Michel Podolak.

C’est le début d’une vision différente de l’art de diriger.

© Stocklib stokkete
© Stocklib stokkete

Devenu un chef d’orchestre d’excellente notoriété, Michel Podolak est loin du monde de l’entreprise. Et pourtant, c’est ce monde-là qui le rattrape en 1991, lorsque Jean-Marie Becq, Consultant en développement personnel lui téléphone après l’un de ses concerts. Celui-ci lui propose d’intervenir au Centre de Recherche et d’études des Cadres. Son expérience dans la coopération, le leadership, et le management est une aubaine pour des dirigeants d’entreprises. Le respect, l’autonomie, adopter la bonne posture en tant que dirigeant, font appel selon Michel Podolak, à l’humain tout simplement. Depuis, il enseigne, forme, donne des conférences issues de son expérience.

© Stocklib Cathy Yeulet
© Stocklib Cathy Yeulet

J’avoue, pour avoir assister à l’une de ses conférences qu’elles sortent de l’ordinaire. Ce n’est ni ennuyeux, ni condescendant comme la plupart des conférences sur ce thème. Par des constatations et des exercices, il amène son auditoire à réfléchir et à en déduire les évidences qui s’imposent d’elles-mêmes. Ce sont le fait d’amener les personnes avec qui nous travaillons à l’autonomie et la bienveillance qui font la différence. Et si ce dernier mot paraît parfois galvaudé, il prend là tout son sens.

Un engagement différent…

Michel Podolak
Michel Podolak

Je vous disais que Michel Podolak est un citoyen. Ce que je veux dire par là, c’est que bien qu’il soit un homme hors du commun qui a une agréable existence, il se préoccupe des autres… Et sa rencontre avec Eric Julien va être un agent déclencheur. Son implication, il l’offrira à « Tchendukua », l’association d’Eric.

Eric Julien est Consultant et Géographe. Il a créé « Tchendukua » après avoir été sauvé par des indiens Kagaba Kogis, alors qu’il était laissé pour mort dans les montagnes colombiennes. Cette asso a pour but de leur rendre les terres qui leur ont été prises. Leur rendre leur dignité, leur culture, leur permettre d’exister. Ses actions donnent la possibilité à Eric de leur rendre un peu de la vie qu’ils lui ont rendu en venant à son secours.

© Stocklib Dmitry Ilyshev
© Stocklib Dmitry Ilyshev

Michel Podolak est le Vice-Président de cette asso et s’investit littéralement. Il s’occupe de la com et participe à la collecte de fonds pour racheter des hectares si précieux à la vie des Kagaba Kogis. Aujourd’hui, ils en sont à 1700 hectares et devraient arrivés à 500 hectares de plus d’ici 3 ans.

Une personnalité décalée…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Michel aurait pu se contenter de jouir de l’aura solaire et nébuleuse de ce métier bien mystérieux de Chef d’Orchestre. Il aurait pu se satisfaire d’être adulé, vénéré, pris pour un Dieu comme le sont les Chefs d’Orchestre réputés, mais vous l’aurez compris, ce n’est pas un homme ordinaire. Son humilité, son goût du partage, sa vision positive de la vie, sa gentillesse, son humour sont naturels chez lui.

Cette générosité n’est pas feinte. Il aime les gens. Il les aime pour de vrai. Et avoir Michel Podolak dans son entourage est un vrai cadeau, un courant d’air frais. Mais ce que je n’oublierai pas, c’est son conseil :

« Combien de femmes font exactement ce que tu fais Adélaïde ? Il n’y a que toi ! Tu es unique ! Chacun de nous est unique. La seule chose que nous avons tous en commun, c’est de sortir de notre maison pour vivre des choses, d’autres choses. Alors lorsque quelqu’un me demande un conseil pour réussir à réaliser ses rêves, j’ai juste envie de répondre : Sors de chez toi… Fonce ! »

Profitons encore un peu de Michel Podolak, avec le questionnaire de Proust revu et corrigé la fin de cette interview…

A la fin de cette rencontre, j’ai demandé à mon invité de répondre au questionnaire de Proust revu et corrigé. Proust, encore adolescent, avait répondu à 35 questions du célèbre jeu anglais à la mode au XIXème : «Confessions ». Le voici remis au goût du jour avec moins de questions et revisité, pour découvrir ses goûts, ses aspirations et peut-être ses secrets.  Celui-ci est publié tel que mon invité y a répondu :

Questionnaire Ange ou Démon :

  1. Mon pire défaut : si c’est un défaut à vie, je ne sais pas. Pour le reste, j’y travaille.
  2. La qualité que je ne voudrais surtout pas avoir : Si c’est une qualité, je voudrais l’avoir. Sinon, je n’en voudrais pas.
  3. Blonde ou brune ? « Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant. D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime. Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même. Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend. () Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l’ignore. Son nom? Je me souviens qu’il est doux et sonore, Comme ceux des aimés que la vie exila. » Verlaine
  4. Plutôt sado ou plutôt maso ? Plutôt maso : prêt à me sacrifier pour ne pas renoncer à ma parole, quitte à me mettre dans des situations impossibles.
  5. Mon vice préféré : le chocolat, la compote de pommes
  6. Cigale ou fourmi ? Cigale, bien sûr. Je chante, du soir au matin, je chante…
  7. Plutôt ange ou plutôt démon ? Demi-ange : je n’ai qu’une aile à mon nom (l). Alors peut-être demi démon ?
  8. J’ai déjà menti au sujet de… Je me suis menti au sujet de tas de choses, mais c’est mon problème. Menti aux autres, cela a dû m’arriver, je ne suis qu’un demi ange. A quel propos ? J’ai oublié.
  9. Mer ou montagne ? Désert
  10. En solo ou en duo ? En solo.
  11. Le rêve le plus fou que je n’ai pas encore réalisé, c’est…, atteindre les étoiles
  12. Ma course préférée : sprint, marathon ou trail… Je déteste courir. Pourquoi faire ?
  13. Je préfère être perfide, naïf ou belliqueux : naïf, au moins je ne fais pas de mal aux autres
  14. Le site/blog/application que j’aime le moins, c’est… tout ce qui colporte de la pensée raciste, intolérante…Tout ce qui me fait du mal, tout ce qui fait du mal aux autres.
  15. Ma devise, c’est… « Quand tu restes chez toi, rien ne peut arriver. Quand tu sors de chez toi, tout peut arriver ».

Retrouvez Michel Podolak, son site : www.mpodolak.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Newsletter
Inscrivez-vous à la Newsletter !
businessDiaries
carnet-carre
chroniques
portraits
reportages
ephemere-galerie
A propos de l’auteure
Adélaïde votre blogueuse préférée de Charente-Maritime !

Fille d’un artisan-expert judiciaire, puis chef d’entreprise à mon tour, j’ai décidé de quitter le nid familial pour voler de mes propres ailes. J’ai alors œuvré dans le 1er groupe de presse français pendant 15 années. La filiale dans laquelle je travaillais a fermé ses portes après plus de 40 ans d’existence. D’un malheur est né un rêve. Je me suis alors inscrite dans une célèbre école de journalisme. Et mon diplôme d’attachée de presse en poche… Me voici…

Vous allez découvrir que je suis spontanée, capricieuse, espiègle, malicieuse faut-il croire, rêveuse sûrement, contemplative absolument, timide beaucoup et agaçante semblerait-il, sans aucun doute, pour certains…

Ce sont assurément pour toutes ces raisons, qu’il vaut mieux que j’écrive, c’est encore là que je reste la plus mignonne… Quoique !

Contactez-moi !

error: Content is protected !!