Joëlle Guasch, Fondatrice et Présidente d’Amazines

Publié le 10 mai 2022 Catégorie : Au pluriel, Family’s Business
@Amazines

Nouveau portrait d’une Wonder Woman de choix avec Joëlle GUASCH, Fondatrice et Présidente d’un incroyable Centre de Formations : Amazines. Joëlle navigue entre développement de nos compétences, de nos capacités, et la médiation animale avec le cheval. Joëlle Guasch va nous aider à traquer notre mal-être, nos doutes ou booster notre confiance en soi, notre soif de vivre et nous aider à mieux nous connaître. Après avoir été au service des entreprises, des institutions et de la Chambre de Commerce pendant 35 ans, cette Praticienne certifiée en Éducation Thérapeutique du Patient, bardée de diplômes est un ange tombé du ciel ! Solaire, douce et captivante, Joëlle est aussi une femme comme les autres qui aime l’humain avec un grand H, et c’est pour ça que je l’aime ! Partons pour un voyage dans l’univers de Joëlle qui va, pour une fois, se dévoiler…

Interview :

Les Chroniques d’Adélaïde : Tu es Joëlle Guasch, Fondatrice et Présidente d’Amazines. Explique-moi ce que tu fais en quelques mots…

Joëlle Guasch
Joëlle Guasch @Philippe Mémeteau

Joëlle Guasch : En tant que Fondatrice et Présidente d’Amazines, je pilote un organisme de formation dont la pédagogie est atypique par ses pratiques.

Ses intervenants sont des Thérapeutes, Médecins et Professionnels de santé pour développer la santé au travail, le mieux-être et le mieux-vivre en général.

Amazines utilise et enseigne des techniques dites d’autogestion pour apprendre à la personne à développer son mieux-être personnel et professionnel. Ce qui caractérise aussi Amazines, c’est la médiation animale ! Une discipline qui utilise le cheval pour mieux comprendre les situations inconfortables et engager le changement durablement. L’animal est sans jugement, il est sincère et sans à priori !

LCA : Pourquoi as-tu choisi ce job et depuis combien de temps l’exerces-tu ?

 Joëlle Guasch : Je pense que j’ai choisi ce job, parce que j’aime profondément l’humain, la nature et le monde animal. Cela peut paraître «bisounours »  pour certains, mais sincèrement j’éprouve l’amour au quotidien. Je l’assume et j’ose l’exprimer.

Mon job concilie mes valeurs de l’humain, de la nature et des animaux. Quand j’accompagne les personnes, je nourrie ma générosité et contribue au mieux-être de chacun et à l’intelligence collective. Quand on est bien avec soi-même, c’est plus facile avec les autres.

Istock @olgaIT
Istock @olgaIT

Les chevaux sont pour moi, des Maîtres en la matière. Grégaires, ils s’appuient sur le groupe pour survivre en bonne intelligence. C’est celui qui a la ressource qui prend rang dans la hiérarchie. Les luttes de pouvoir sont à profit du groupe et non de l’égo.

Le cheval est sensible à la congruence. Le non-verbal et la posture de la personne ne lui échappent pas. Il est friand d’authenticité et révèle les ressources inconscientes. La personne peut oser s’affirmer, le cheval est sans jugement. Tout se passe à pied, inutile de connaître l’animal et on peut rester à distance, si besoin.

J’ai créé Amazines en novembre 2016. J’ai passé les 2 premières années dans le crottin à expérimenter les techniques et la pédagogie. Aujourd’hui, c’est top !

LCA : Quel(le) est ta formation et/ou ton parcours pour en arriver là ?

 Joëlle Guasch : J’ai un parcours assez atypique aussi (Lol).

Istock @JLco - Julia Amaral
Istock @JLco – Julia Amaral

J’ai fait mes études, tout en travaillant (et en élevant seule mes 3 garçons aussi, hahaha, ils pourraient vous en dire long….). J’ai un BTS d’Assistante de Direction et un Master de Management des Organisations, une Licence Horsedream et enfin un DU Relation Homme Animal. Je me suis aussi formée à l’hypnose Ericksonnienne, à l’Approche Neuro Cognitive, suis Praticienne en Education Thérapeutique du Patient et +++.

J’aime découvrir et apprendre !

J’ai fait plusieurs métiers, de Femme de chambre à Dirigeante d’Entreprise. A l’âge de 23 ans, avec le père de mes enfants, nous fabriquions des moteurs de bateaux. Lui était ingénieur et moi j’assurais la partie RH, commerciale comptable et administrative. Répartition des taches souvent classique quand un couple travaille ensemble. C’était riche en expériences. On a fait ça pendant 15 ans. Puis, nous avons, individuellement, pris notre envol pour autre chose.

Istock @monkeybusinessimages
Istock @monkeybusinessimages

C’est ensuite, que j’ai été recrutée par la Chambre de Commerce pour accompagner les entreprises. J’ai aussi fait ça pendant 15 années.

C’est là que tout a commencé avec le cheval !!!

Pendant 15 ans, j’ai œuvré dans le milieu de la formation, j’accompagnais les entreprises pour développer les compétences des Salariés et des Dirigeants d’entreprise.

Je me suis alors rendu compte que malgré les meilleures dynamiques et l’octroi de budgets de formation conséquents, le changement s’opérait lentement et le retour sur investissements ne me paraissait pas souvent proportionnel aux efforts fournis par chacun.

Je me suis alors un peu plus intéressé à l’humain qu’aux organisations et aux process. J’ai eu envie de procéder autrement.

Je me suis alors formée à la PNL (Programmation Neuro Linguistique) et suis partie en quête d’outils pédagogiques différents.

Istock @vikarus
Istock @vikarus

C’est par hasard que j’ai découvert l’équicoaching. Une discipline qui utilise le cheval pour favoriser les situations à contacts sensoriels et émotionnels.

Cela m’a immédiatement rappelée à une situation d’enfance où mon Grand Père recadrait posément un taureau en furie et le ramenait dans son box avec calme et bienveillance.

Tout résidait dans la posture et l’affirmation de soi. L’animal pouvait nous apprendre cela !

 Je me suis formée à la discipline, j’ai crée mon entreprise et je l’ai inclus dans la pédagogie pour que les mises en situation offrent des opportunités d’apprentissage. Car c’est en faisant que l’on apprend le mieux !

LCA : Quels sont les avantages et inconvénients dans ce métier ?

 Joëlle Guasch : J’ai un peu de mal à répondre à cette question….

A chacun ses limites pour calibrer, ce qui est un avantage ou un inconvénient pour soi.

Tout dépend de la perception et des pré-disposition de chacun.

Istock @Azaliya
Istock @Azaliya

Ce métier est plus attractif quand on aime la nature. Il est préférable d’accepter travailler dehors quand il fait froid. Le métier nécessite aussi de s’occuper des animaux en dehors des interventions. Le bien-être animal est prépondérant. On ne peut demander à un cheval d’être coach, s’il est mal dans ses sabots. Il faut lui accorder du temps. Pour moi, être avec l’animal est un plaisir et non un inconvénient.

Ce qui me désole, le plus, dans la profession est la charge administrative du métier. Les exigences de certification des organismes de formation obligent beaucoup de formalisation des pratiques. Ce n’est pas ma tasse de thé. J’en tire, quand même, profit dans les pratiques, par les indicateurs de mesure que cela nécessite. Je peux prouver l’efficacité de la discipline.

LCA : Selon toi, quel est le profil idéal, pour exercer ton job ?

 Joëlle Guasch : Quelqu’un qui pourrait :

Istock @Chan2545
Istock @Chan2545

. Avoir envie, éprouver de l’empathie, être à l’écoute de ses sens, oser le don de soi

Et qui serait formée ou se formerait ;

. Aux techniques de coaching

. A la médiation animale

. Aux techniques avancées de relation d’aide à la personne

. Au métier de formateur

LCA : Peux-tu nous raconter une journée type ou ce que tu as fait jeudi dernier ?

Joëlle Guasch : -« Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas ».

Istock @Maryna Andriichenko
Istock @Maryna Andriichenko

Je choisirai alors la journée de jeudi dernier ; C’était le 11 novembre 2021, un jour férié.

Le matin, j’ai mis à jour, ma base documentaire, le site internet et les fiches pédagogiques.

L’après-midi, je suis allée faire du cheval et j’ai préparé le chalet (les formations se font dans le chalet d’Amazines à la Ferme de Tesson 17290) pour la prochaine formation.

Je suis partie en soirée diner chez mon fils ainé et ma belle fille et profiter de ma petite fille Sam.

LCA : Quel est le souvenir pro qui t’as le plus marqué (triste ou drôle)?

Istock @Elena Odareeva
Istock @Elena Odareeva

 Joëlle Guasch : Un des souvenirs qui m’a le plus marqué est lorsque j’ai vu pour la première fois, le cheval poser délicatement sa tête sur le ventre d’une petite fille de 6 ans.

Cette petite fille avait des terreurs nocturnes et ses parents m’avaient sollicitée.

La petite fille a choisi le dominant du troupeau pour se sentir protégée. Je les ai trouvés extraordinaires. Ils se sont fait mutuellement confiance.

LCA : Comment vois-tu ton avenir professionnel dans les 5 ou 10 prochaines années ?

Joëlle Guasch : J’ai 59 ans, l’âge où transmettre son savoir et permettre la relève font partie de mes valeurs.

Si je disparaissais sans transmettre, je crois que j’aurais l’impression de voler quelque chose au monde.

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@Amazines

J’y songe et puis la discipline se développe en France, même si Amazines a une approche complémentaire par son volet thérapeutique de relation d’aide, le cheval, lui, fait son chemin auprès de l’humain, depuis la préhistoire. Le cheval a su s’adapter aux changements climatiques et se rendre utile. A l’humain, peut-être, de saisir sa chance et retrouver plus encore, le goût de la nature et de ses bénéfices.

Je vis mon avenir professionnel au feeling.

LCA : Vie privée, vie professionnelle, où est le curseur ?

Istock @Soft_Light
Istock @Soft_Light

Je n’en ai pas. Je ne dissocie pas le travail et ma vie personnelle, je ne l’ai jamais fait.

Juste un tout où je trouve mon équilibre. Si je suis fatiguée, je ralentie. Si j’ai envie de passer un moment différent, je l’organise. Si mon entourage me sollicite, j’y fait attention.

Je peux travailler un dimanche et m’accorder des moments en famille, ou avec moi-même en semaine. Je me sens libre.

LCA : As-tu vécu un échec professionnel et qu’est-ce que ça t’a apporté ?

Istock @bedya
Istock @bedya

Joëlle Guasch : Pour moi, la notion d’échec n’existe pas. Je tire profit de toutes expériences, qu’elles soient agréables ou pas. Ce qui ne m’a pas convenu, m’a permis de m’affirmer.

J’ai la chance d’avoir la ressource d’être courageuse, cela m’a souvent sortie de situations complexes. Je veille à mon bonheur. Pas toujours simple de veiller à son bonheur, il faut parfois oser des décisions difficiles et faire preuve de courage. C’est peut-être ça le prix du bonheur.

LCA : Quelle est ta philosophie/devise dans le travail ?

 Joëlle Guasch : « Faire ce qui est bon pour soi, dans le respect d’autrui, au profit du collectif» !

LCA : As-tu des engagements bénévoles en dehors de ton travail (en politique, en politique métier, dans la vie associative) et pourquoi ?

Joëlle Guasch  : J’en ai eu, j’ai fait de la samba, avec des spectacles pour récolter des fonds et acheter des fournitures scolaires pour les enfants dans les favelas au Brésil.

Istock @jacoblund
Istock @jacoblund

J’ai contribué au développement de club d’entreprises.

Je suis aussi dans l’association NL/PNL avec un bon nombre d’actions caritatives jusqu’au covid19.

Beaucoup moins depuis. Je me consacre à Amazines où l’accompagnement en insertion sociale s’est encore, plus, développé, depuis la pandémie.

LCA : Quel est ton rêve/aboutissement professionnel (mais pas l’objectif de ton entreprise) et pourquoi ?

Joëlle Guasch : Je n’ai pas de rêve, j’ai l’espoir d’un monde meilleur. Parfois cela me parait complètement utopique mais je fais ma part pour y contribuer.

LCA : Es-tu heureuse dans ton travail ?

Joëlle Guasch : Oui je me sens heureuse dans mon travail.

@Amazines
@Philippe Mémeteau

Lorsque j’ai crée Amazines, un bon nombre de personnes n’a pas cru en moi. J’ai entendu un peu de tout, surtout près de certains de mes anciens Collègues. Que je n’avais pas les pieds sur terre… Que j’allais droit dans le mur… Que j’étais inconsciente de quitter une Chambre de Commerce etc etc

Je pense que je n’ai pas su transmettre correctement la vision de mon projet. Je le ressentais sans trop savoir l’expliquer. J’ai fait confiance à mon intuition et j’ai bien fait de le faire. Cela me rend heureuse.

LCA : As-tu un message pour nous ?

Ben…. Soyez, soyons heureux, c’est, peut-être, la clé du bonheur en attendant celle du paradis (sourire). En tout cas, donnons-nous les moyens de tendre vers ce qui nous plait et qui a du sens pour nous, individuellement et collectivement.

 Merci Adélaïde.

Crédit photo de une : @Philippe Mémeteau

Joëlle Guasch, Fondatrice et Présidente d’Amazines
Amazines

06 24 64 96 10
//www.amazines.fr/

Le Chalet d’Amazines
Ferme de Tesson – 17290 Virson

Entrée parking : Chemin Badebec
17220 Saint Christophe

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A propos de l’auteure
Adélaïde Friboulet Blogueuse et attachée de presse

Fille d’un artisan-expert judiciaire, puis chef d’entreprise à mon tour, j’ai décidé de quitter le nid familial pour voler de mes propres ailes. J’ai alors œuvré dans le 1er groupe de presse français pendant 15 années. La filiale dans laquelle je travaillais a fermé ses portes après plus de 40 ans d’existence. D’un malheur est né un rêve. Je me suis alors inscrite dans une célèbre école de journalisme. Et mon diplôme d’attachée de presse en poche… Me voici…

Vous allez découvrir que je suis spontanée, capricieuse, espiègle, malicieuse faut-il croire, rêveuse sûrement, contemplative absolument, timide beaucoup et agaçante semblerait-il, sans aucun doute, pour certains…

Ce sont assurément pour toutes ces raisons, qu’il vaut mieux que j’écrive, c’est encore là que je reste la plus mignonne… Quoique !

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