Commerce digital : 43 millions d’acheteurs français et moi, et moi, et moi…

Publié le 19 mars 2021 Catégorie : Family’s Business, Le monde de l'entreprise
Istock @Deagreez

En 2019, presque 43 millions de français ont acheté sur Internet. 64 % de la population française a fait chauffer la CB ! 43 millions de cyberacheteurs !!! C’est une manne non-négligeable, non ? Et si la crise sanitaire n’avait fait qu’accélérer des habitudes de consommation qui avaient déjà changé à vitesse grand V depuis 2009. Il est alors temps de s’intéresser à nos nouveaux clients, à leurs profils, à leurs envies, de leur donner confiance et surtout, de maintenir voire de développer l’activité de nos entreprises.

Ils ressemblent à quoi les e-acheteurs en France ?

 

Istock @Poike
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Le profil type du e-acheteur est une femme de 30 à 44 ans, cadre supérieur ou profession libérale. Elle habite la région parisienne ou à l’opposé la campagne. Sur Internet, elle consomme principalement des fringues, des articles de sports, des voyages et même de l’alimentation. L’avantage du web pour elle, c’est qu’elle achète principalement en France certes, mais peut élargir son choix en Europe.

Istock @SanneBerg
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Si on détaille un peu l’enquête numérique de 2019 de l’INSEE, on découvre que contrairement aux idées reçues, il n’y a pas que des jeunes (les 15 à 29 ans – 80%) qui consomment sur Internet :

  • 83 % ont de 30 à 44 ans
  • 71 % de 45 à 59 ans
  • 47 % de 60 à 74 ans
Istock @LightFieldStudios
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Très intéressant à savoir aussi :

  • 93 % sont des cadres et professions libérales
  • 87 % sont des professions intermédiaires (entre cadres et employés)
  • 77 % des employés
  • 73 % des artisans, agriculteurs et commerçants
  • 68 % des ouvriers

La donnée la plus utile dans le cadre de nos entreprises, c’est de découvrir que 65 % des e-acheteurs sont des habitants de communes rurales et 60 % de communes de 2.000 à 50.000 habitants !

Le e-commerce, c’est donc l’avenir ?

 

Istock @Deagreez
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Ben oui, vous avez tout compris ! Il ne faut plus imaginer qu’après les confinements à rallonge, les couvre-feu et la crise sanitaire, tout va redevenir comme avant. C’est absolument faux ! Avant… L’avenir n’était déjà plus dans le fait de venir exclusivement dans sa petite boutique préférée (en tous les cas, de moins en moins). Aujourd’hui on veut consommer rapidement, facilement, trouver la juste qualité qu’on cherche, avoir du choix et des e-commerçants qui nous ressemblent et à qui ont fait confiance !

Nasdaq.com, dans une enquête de 2017, analyse des statistiques. Ils tirent la conclusion qu’en 2040, 95 % des achats seront faits en ligne (je vous rappelle qu’aujourd’hui nous sommes à 64 %). Vous pensez que c’est dans longtemps ? Faute !!! Ça sera progressif… Jusque-là (depuis 2009), la progression moyenne est d’environ 12 à 15 % de croissance en vente digitale par an. Elle va s’accélérer du fait des évènements de l’année dernière.

Istock @Jevtic
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En février 2020, la FEVAD (Fédération du e-commerce et de la vente à distance) explique qu’en 2019 le total de ventes sur Internet, c’est plus de 103 milliards d’Euros. Elle développe les habitudes de la consommation digitale : des paniers en-dessous de 60€ en moyenne, mais avec un volume accru de transactions. L’un dans l’autre, des tensions économiques et sociétales dégradées depuis plusieurs années n’y sont pas pour rien dans le choix des e-acheteurs qui cherchent prix, qualité et services.

En 2019, + 15% de création de sites marchands par rapport à 2018 (et ça, ce n’était pas la COVID à l’époque). Ça signale des changements d’habitudes et une diversité de choix pour les consommateurs. L’utilisation des tablettes et des téléphones intelligents n’y sont certainement pas pour rien. Le choix des sites et des produits représente une réelle concurrence pour des commerces indépendants !

Mais on fait comment pour attirer les cyberacheteurs du coup ?

 

Istock @fizkes
Istock @fizkes

1 – Et bien on reprend ses fondamentaux de la com évidemment : pourquoi les gens viennent me voir MOI, plutôt que mes concurrents ? Qu’est-ce qu’il y a chez moi, qu’il n’y a pas ailleurs ? Qu’est-ce qui fait que je suis bon(ne) dans mon job ? Est-ce que ma cible (ma clientèle) est satisfaite de mes services, de mes choix ? Quel est mon panier moyen ? Combien ai-je de visites présentielles par jour/semaine/mois ? Que représentent mes ventes par le web dans mon chiffre d’affaire ? Pourquoi mes clients achètent tel produit, plutôt que tel autre ? Bref, on s’active et on cogite ! C’est ce qui guidera le choix de notre communication, des produits qu’on met en ligne et en avant, d’autres produits dont on se servira en vente additionnelle/transversale (par exemple un soin, un shampoing, une barrette à cheveux ou un foulard chez une coiffeuse).

L’idée n’est pas de savoir ce qui nous plaît à NOUS, mais ce qui plaît à NOTRE CIBLE et comment nous allons la stimuler (avec notre site ou un plateforme). Capiche !?!?!?

 

Istock @Prostock-Studio
Istock @Prostock-Studio

2 – Il est évident que sur le web, nous n’avons pas de conseiller en face de nous, donc les photos sont essentielles et sont celles qui vont accrocher l’e-consommateur. A défaut de faire appel à un photographe professionnel (ce n’est plus si cher que ça et la qualité vaut bien un effort !), appliquez vous à faire un beau cliché pensé, mis en scène et propre. Ensuite ce sont les descriptions que vous publierez qui feront la différence ! L’ensemble des deux va créer l’impulsion d’achat.

Je vous explique : si sur votre photo, on voit un plafond ou le sol ou encore des objets qui détournent l’attention, ça fera amateur et le cyberacheteur passera à autre chose… S’il veut de l’amateurisme, il va sur des sites dédiés à la vente d’occasion entre particuliers. Les entreprises et les commerces ne sont pas des amateurs, mais des pros ! Si vos descriptions ne sont pas complètes, et ne donnent pas confiance en vous ET dans le produit, le consommateur partira directement chez un concurrent. Publier une photo, une mini-description et un prix donneront l’impression au cyberacheteur d’être pris pour une CB. Vos concurrents font mieux : ils respectent le cyberacheteur, le bichonnent et lui font se sentir unique. Pire que tout, votre prospect sera déçu.

Istock @fizkes
Istock @fizkes

Il ne faut pas oublier que la commercialisation de votre article n’est pas de la publicité sur un encart papier des années 80 (désolée, mais le digital est exigeant). La vente de vos produits et la manière dont vous allez les vendre vont créer votre e-réputation. Cette réputation ou les mauvais retours qu’on fera de vous, vont bien plus vite que la réputation classique. Une mauvaise e-réputation peut devenir virale (genre oui, comme la COVID) et vous déglinguer bien plus rapidement que vous ne le pensez !

Exemple, si vous vendez des vêtements n’oubliez pas de donner la largeur d’aisselle à aisselle, la largeur de la taille, des hanches des jambières si ce sont des pantalons/jeans, la longueur des jupes ou des manteaux et la composition des matières. Les tailles M, L ou XL ne suffisent pas. Une taille L n’est pas la même si elle est française, US ou européenne. Plus vous donnerez d’informations, plus l’acheteur aura confiance. Moins vous en mettrez, plus il va se défier et ne prendra pas le risque de devoir retourner un article.

En résumé…

 

Istock @AlexVolot
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1 – Acceptez l’idée que les règles ont changé et que ce n’est pas que à cause des confinements ou des couvre-feu que le digital a envahi les psychés de nos clients (la crise sanitaire est un drame parfois, mais a aussi bon dos en matière de numérique dans certaines activités).

 

Istock @triocean
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2- Interrogez-vous sur votre cible (pas sur VOUS ni sur vos goûts ! Car VOUS, le client s’en fout ! Par contre, il aime qu’on le séduise et qu’on le fasse rêver sans le décevoir).

 

Istock @Natalia_Grabovskaya
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3 – Prenez du temps pour ne pas vous faire une e-réputation de m****(donc mettez de belles photos et des descriptifs détaillés, sérieux, professionnels en vous mettant à la place de votre cyberacheteur sans le prendre uniquement pour une CB) !

Bonnes ventes mes Addeladicts !

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A propos de l’auteure
Adélaïde Friboulet Blogueuse et attachée de presse

Fille d’une infirmière et d’un artisan-expert judiciaire, puis chef d’entreprise à mon tour, j’ai décidé de quitter le nid familial pour voler de mes propres ailes. J’ai alors œuvré dans le 1er groupe de presse français pendant 15 années. La filiale dans laquelle je travaillais a fermé ses portes après plus de 40 ans d’existence. D’un malheur est né un rêve. Je me suis alors inscrite dans une célèbre école de journalisme. Et mon diplôme d’attachée de presse en poche… Me voici…

Vous allez découvrir que je suis spontanée, capricieuse, espiègle, malicieuse faut-il croire, rêveuse sûrement, contemplative absolument, timide beaucoup et agaçante semblerait-il, sans aucun doute, pour certains…

Ce sont assurément pour toutes ces raisons, qu’il vaut mieux que j’écrive, c’est encore là que je reste la plus mignonne… Quoique !

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