Bikeuse ou BCBG ?

Publié le 1 juillet 2016 Catégorie : Chroniques

Il y a des jours, j’ai l’impression d’être une super nana rebelle et libre ! Du genre quand avec 2 ou 3 copines vous partez en Mini décapotable rouge, la musique à fond, le vent dans les cheveux, et des moustiques entre les dents ! Ou encore quand vous rentrez d’un rendez-vous de boulot qui s’est passé encore mieux que dans vos rêves les plus fous, et que vous vous prenez pour la working-girl la plus cool du monde ! C’est à cet instant très précis et très fugace de quelques millièmes de secondes, que vous oubliez vos soucis, et ce petit caillou dans vos chaussures, que sont vos obligations pourries de gestion domestique… Et moi c’est exactement à ce moment-là que je me crois incroyablement rebelle voire que je me prends pour une bikeuse libre de toute entrave….

Mais en fait, à bien y réfléchir…

Mes tatouages sont plutôt bon chic, bon genre, pas trop voyants car quasiment tous cachés, et même s’ils sont censés représenter mes jardins secrets, ils restent symboliques et délicats (je veux le croire).

Le jour où je serais montée à califourchon sur une moto, ça sera celle d’un manège pour enfant où j’accompagnerai mon neveu de 5 ans, sinon « même pas en rêve ». Ça roule trop vite ! Ça penche trop ! Ça vibre trop ! Ça fait trop de bruit !

Que le seul moment où j’ai l’impression d’être ivre, et que je titube méchamment, c’est quand j’ai réussi à acheter, dans mon dépôt-vente favoris, un petit porté-épaules Longchamp d’occasion, dont mes copines seront folles-amoureuses et devant lequel je roule des yeux quand je le caresse et quand je réalise qu’il EST à moi, que c’est MOI qui l’est eu !

summer-842141_960_720Quand la seule période de l’année où je transpire c’est quand j’ai lézardé 2 ou 3 h sur la plage l’été, façon grillade : un coup sur le dos, un coup sur le ventre, et que j’ai oublié ma bombe d’Evian pour me vaporiser un peu d’eau sur le visage et les épaules !

Parce que j’ai l’impression que nous sommes Bonnie and Clyde quand, en voiture, je me suis fait arrêter avec Chéri-Chéri par les motards de la Gendarmerie, même si ce n’était que parce qu’ils voulaient nous signaler qu’un bout de serviette de plage pendait du coffre et traînait sur la route !

Que les mauvaises manières m’agacent et que je pourrais taper un homme qui ne me tient pas la porte en entrant dans un magasin ou à la banque, et qu’il passe devant moi façon « Il y avait quelqu’un ? »

Que ma rébellion à moi, c’est quand je bouscule mon agenda pour aller déjeuner avec ma meilleure amie dans les 10 minutes qui suivent, parce que moi j’aime l’organisation et que l’imprévu est une source d’angoisse hyper stressante, et que c’est un truc de dingue de faire ça !

Et aussi, parce que de temps à autre, j’ose mettre une tenue juste carrément pas assortie à mes chaussures ! Et ouaaaaais je sais c’est osé !

womans-legs-887286_960_720Mais j’ai tout de même l’impression d’être une rebelle insensée, même si
je n’en ai pas l’air et je veux le croire ! Jusqu’à ce que la réalité me saute au visage, et que finalement, quand j’aurais fini de me prendre pour une bikeuse sur la route 66, qui ride, en fait, dans ma vieille Coccinelle sur la D145 le long de l’estuaire de la Gironde, je pourrais rentrer à mon bureau ranger mes dossiers, terminer mon travail de gratte-papiers et aller préparer la popotte pour ma tribu…

Alors séditieuse ou conformiste ?

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A propos de l’auteure

Fille d’un artisan-expert judiciaire, puis chef d’entreprise à mon tour, j’ai décidé de quitter le nid familial pour voler de mes propres ailes. J’ai alors œuvré dans le 1er groupe de presse français pendant 15 années. La filiale dans laquelle je travaillais a fermé ses portes après plus de 40 ans d’existence. D’un malheur est né un rêve. Je me suis alors inscrite dans une célèbre école de journalisme. Et mon diplôme d’attachée de presse en poche… Me voici…

Vous allez découvrir que je suis spontanée, capricieuse, espiègle, malicieuse faut-il croire, rêveuse sûrement, contemplative absolument, timide beaucoup et agaçante semblerait-il, sans aucun doute, pour certains…

Ce sont assurément pour toutes ces raisons, qu’il vaut mieux que j’écrive, c’est encore là que je reste la plus mignonne… Quoique !

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