Halloween, une tradition celte

Publié le 25 octobre 2021 - Chroniqueur : Adélaïde
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Entre citrouilles, sucreries et morts-vivants, Halloween a une sacrée réputation. Mais qu’elle est sa vraie histoire ? Exit la vision populaire d’une jolie fête américaine (ou pas) où le plus beau déguisement est de mise. Histoire et petits secrets celtiques dévoilés !

Une tradition Celte

A la tombée de la nuit du 6ème jour de la lune montante, chaque famille celte éteignait le feu dans la cheminée pour se plonger dans l’obscurité. Chacun prenait alors conscience de ce qu’était la Mort face à la chaleureuse clarté de la lumière, sans laquelle la vie n’était pas possible.

Istock @Tntk
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Les Druides réunissaient les habitants au centre du village et allumaient un gigantesque feu sacré. Un somptueux banquet précédait des sacrifices de chevaux ou de taureaux pour que les anciens qui vivaient dans l’au-delà viennent leurs prodiguer conseils, bienveillance et apporter sagesse et réconfort.

Ainsi, les villageois célébraient la renaissance, le début de toute chose, fêtaient le nouvel an celte et la victoire contre la mort… Les Druides s’activaient autour du village afin de le protéger contre des forces maléfiques grâce à d’autres feux qui s’embrasaient les uns après les autres. Une braise en main, les villageois retournaient chez eux rallumer le feu qu’ils avaient éteint quelques heures plus tôt…

Un peu d’histoire… !

 

Istock @Remlen
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Initialement, Halloween est une fête celte qui avait lieu à l’âge de Fer dans les pays du Nord de l’Europe (entre 800 et 450 ans avant JC) entre le 25 octobre et le 20 novembre (à la fin des récoltes et avant l’arrivée du froid). Halloween s’appelait la fête de Samain. Avec l’arrivée de la chrétienté, Samain est déclarée fête païenne en 610 par le Pape Boniface IV et bien sûr interdite. Elle est remplacée par la Toussaint qui voit le jour en 815 mais les Celtes ne l’oublient pas vraiment.

Le contexte

 

Istock @baloon111
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En 1534, Henry VIII, le roi d’Angleterre, devient protestant pour des raisons très personnelles et est à l’origine de discriminations entre catholiques et protestants en Angleterre, en Irlande et en Écosse. En 1649, Oliver Cromwell (homme politique anglais) exerce une répression brutale contre les catholiques irlandais qui sera la cause d’une grande pauvreté sur l’île d’Émeraude. En 1703, une loi impose aux catholiques irlandais, que la transmission des terres se fasse à tous les fils d’une même famille, au lieu de la traditionnelle loi de l’époque qui veut que seul le fils aîné hérite. Résultat : les terres sont morcelées et les paysans ont de plus en plus de mal à se nourrir. La solution se trouve dans la culture de la pomme de terre qui peut se cultiver sur de petites surfaces/parcelles et permettre à toute une famille de s’alimenter.

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Entre 1840 et 1852, une politique économique britannique austère aggrave la misère. Le mildiou (c’est un champignon pour faire simple) sévit et détruit le fameux tubercule. S’en suit une effroyable famine qui va décimer plus d’un million d’Irlandais. La démographie prend une claque bien évidemment et de nombreux Irlandais quittent leur pays pour essayer de survivre bon gré, mal gré. Près de deux millions d’Irlandais (sur huit millions d’habitants) fuient leur patrie emmenant avec eux leurs traditions (dont Samain) en direction parfois de la Grande-Bretagne contre toute attente, mais souvent vers l’Australie, le Canada et bien sûr vers l’Amérique. Les émigrés irlandais s’adaptent alors à leur pays d’accueil, au christianisme et modifient petit à petit leur fête de Samain. Au fur et à mesure, elle devient Halloween en permettant aux enfants de se déguiser et de réclamer des sucreries en échange d’un sort !

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A propos de l’auteure
Adélaïde Friboulet Blogueuse et attachée de presse

Fille d’une infirmière et d’un artisan-expert judiciaire, puis chef d’entreprise à mon tour, j’ai décidé de quitter le nid familial pour voler de mes propres ailes. J’ai alors œuvré dans le 1er groupe de presse français pendant 15 années. La filiale dans laquelle je travaillais a fermé ses portes après plus de 40 ans d’existence. D’un malheur est né un rêve. Je me suis alors inscrite dans une célèbre école de journalisme. Et mon diplôme d’attachée de presse en poche… Me voici…

Vous allez découvrir que je suis spontanée, capricieuse, espiègle, malicieuse faut-il croire, rêveuse sûrement, contemplative absolument, timide beaucoup et agaçante semblerait-il, sans aucun doute, pour certains…

Ce sont assurément pour toutes ces raisons, qu’il vaut mieux que j’écrive, c’est encore là que je reste la plus mignonne… Quoique !

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