Chefs d’entreprise : point sur notre état de stress

Publié le 30 juin 2020 Catégorie : Family’s Business, Le monde de l'entreprise
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Plus le temps passe, plus le stress impacte la vie des dirigeants, des cadres, et des étudiants en période d’examens. L’hyperstress nous touche tous dans nos activités professionnelles, différemment certes, mais sûrement. Dans mon billet « La souffrance au travail ou le tabou du Chef d’Entreprise », je vous parle des différents stress qui existent. Le stress ou l’anxiété à court terme est normal (voire salvateur/salvatrice parfois). Le stress sur du long terme est absolument néfaste pour la santé physique et mentale.

La « Fondation d’entreprise MMA des entrepreneurs du Futur » a fait réaliser une enquête publiée en avril 2019 par Opinion Way, afin de faire un point sur la forme des chefs d’entreprise. Peu d’instituts s’intéressent à ce sujet tabou. Pourtant, c’est un thème fascinant qui donne une photographie de l’activité économique des entreprises françaises par le biais de la santé de leurs dirigeants.

Quelques chiffres qui parlent d’eux-mêmes…

 

  • 70 % des dirigeants souffrent de stress quotidiennement
  • 57 % sont stressés par une surcharge de travail
  • 53 % par un manque de trésorerie
  • 48 % par des incertitudes concernant leur activité
  • 50 h de travail hebdomadaire en moyenne pour les patrons
  • + de 60 h pour 1 dirigeant/5
  • + de 70 h pour 1 dirigeant/10

shutterstock_446643151Tout est passé au crible. Les entrepreneurs affichent une qualité de sommeil dégradée pour certains (3/10). 4 d’entre eux reconnaissent qu’ils sont fatigués et qu’ils ont du mal à gérer un bon équilibre entre vie privée et vie professionnelle. 1 patron sur 3 se considère seul. « Le pouvoir ne se partage pas » dit-on ! Mais c’est surtout qu’il est difficile à comprendre lorsqu’on ne connaît pas les dessous et contraintes de ce type de responsabilités.

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La bonne nouvelle (oui, il y en a une) : 90 % des dirigeants se sentent heureux et utiles et ont confiance en leur vie personnelle. 88 % pètent la forme ! Il faut être clair, un dirigeant en mauvaise santé, c’est une entreprise qui traverse des difficultés. C’est peut-être la raison qui fait qu’il n’y a que 8 % des chefs d’entreprise qui s’arrêtent lorsqu’ils sont malades et qu’ils n’ont pas le choix (contre environ 40 % pour les salariés). 1 entreprise sur 2 connaît des difficultés lorsque son leader n’est pas à sa tête !

Se faire accompagner par qui ?

 

Pour se déstresser, les solutions ne manquent pas. Entre allopathie, psychiatres, psychologues et praticiens du Bien-être, il existe diverses méthodes pour gérer son stress !

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Les délais pour prendre un rendez-vous chez un psychiatre ou un psychologue sont très longs : jusqu’à trois mois en cas d’urgence, ou ils vous conseilleront de vous rendre aux urgences « si c’est vraiment grave ». Je vous rappelle que les psychiatres sont des médecins spécialisés en psychiatrie et qu’à ce titre, ils sont les seuls dans ce domaine à pouvoir prescrire des traitements.

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Les psychologues (les vrais) sont titulaires d’un Master 2 en psychologie ou d’un DEA en psychologie. Il est à noter que selon le psy que vous choisirait, il vous accompagnera selon son courant de pensées (Freud, Yung, etc…). Pour procéder à un choix judicieux, faites-vous recommander un spécialiste par vos collègues/amis. L’ARS (Agence Régionale de la Santé) précise que l’usage du terme de psychothérapeute est réglementé par l’article 52 de la loi n° 2004-806 du 9 août 2004 et par le décret du 20 mai 2010. Alors, attention aux faux thérapeutes !

Beaucoup de « problèmes » et peu de solutions ! Ou tout simplement, certains chefs(fes) d’entreprise n’ont pas envie/besoin de suivre une thérapie pour apprendre à gérer leur stress. Ils se dirigent tout simplement vers des praticiens dans le Bien-être. Les dérives dans ce domaine sont malheureusement monnaie courante, comme l’explique le Figaro dans le très documenté et brillant billet « Les thérapeutes non reconnus sont de plus en plus nombreux » publié en octobre 2017 et qui est toujours d’actualité.

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Il faut être vigilant devant la recrudescence des nouveaux praticiens en tout genre, thérapeutes auto-proclamés, gourous à l’égo surdimensionné et nouveaux maîtres à penser. Pourtant… Même si la vigilance est de mise avec ce type de nouvelles professions, il y en a quelques-unes qui peuvent attirer notre attention. Certains de ces praticiens appartiennent d’ailleurs à une/des chambres syndicales ou professionnelles et tiennent des propos modérés et censés. Évidemment, c’est comme partout, les extrémistes ne sont pas bons.

Des professions telles que la réflexologie, la sophrologie, l’hypnose sont recommandées par des médecins. Des hôpitaux, des cliniques, des cabinets de médecins généralistes et des spécialistes (comme les anesthésistes par exemple) peuvent vous orienter vers ce type de pratiques en ce qui concerne la douleur et le stress.

Quelles sont les solutions douces pour lutter contre le stress ?

J’ai mis un peu plus de 24 mois à travailler sur cette trilogie de billets car je voulais tester des méthodes alternatives à la médecine et me rendre compte, par moi-même en tant que cartésienne et super-stressée, de ce qu’elles étaient et, du bien-être ou pas, qu’elles procuraient. Ainsi, j’ai cherché et j’ai essayé !

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J’ai cherché des techniques qui me paraissaient fiables, sérieuses (pour ne pas tomber entre les mains de personnes totalement azimutées ou dans un mouvement sectaire), pratiques, douces et rapides (quand on est dirigeant, le temps, c’est souvent ce qui nous manque). Certaines ont très très bien fonctionné avec moi, d’autres moins :

  1. Cohérence cardiaque
  2. EFT
  3. TIPI
  4. Réflexologie
  5. Sonologie
  6. Sophrologie / Relaxation / Méditation
  7. Reiki
  8. Taï Chi Chuan / Qi Gong / Yoga

Comme le disait très justement le romancier et essayiste français Léon Bloy « Le bonheur des uns ne fait pas le bonheur des autres » alors rendez-vous sur mon prochain billet « Dirigeants et étudiants : 8 méthodes alternatives à la médecine pour gérer votre stress ! » pour vous faire, vous-même, votre propre idée ! (Parution le mardi 07 juillet 2020)

shutterstock_163961129Dans le troisième volet concernant cette enquête sur les méthodes anti-stress, je fais un focus sur l’hygiène de vie qui aide à limiter notre stress lorsqu’on est dirigeante(e). Jérémy Arrivé, Coach sportif, conférencier et chargé d’enseignement universitaire (découvrez ou redécouvrez son portrait : « Jérémy Arrivé, un intellectuel dans un corps de sportif »), l’explique très justement : un(e) chef(fe) d’entreprise a une vie qui ressemble à celle d’un(e) sportif(ive) de haut niveau. Pour diminuer les tensions, il préconise un bon équilibre entre nos vies (pro, familiale et perso) pour être moins victime du stress et suffisamment de temps de récupération pour être efficace. Retrouvons-nous dans « Chefs d’entreprise : 5 principes pour être un dirigeant zen ». (Parution le jeudi 16 juillet 2020).

 

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  1. Découvrez-vous avec l’équicoaching
  2. Défoulez-vous en faisant du sport
  3. Faîtes-vous plaisir : Ayez des loisirs
  4. Faîtes-vous du bien : Nourrissez-vous correctement
  5. Evadez-vous : Voyagez pour voir la vie différemment

Proust disait que « l’audace réussit à ceux qui savent profiter des occasions ! »… Alors, prêt(e) à lutter contre le stress et à vous faire enfin du bien ?

 

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A propos de l’auteure
Adélaïde Friboulet Blogueuse et attachée de presse

Fille d’une infirmière et d’un artisan-expert judiciaire, puis chef d’entreprise à mon tour, j’ai décidé de quitter le nid familial pour voler de mes propres ailes. J’ai alors œuvré dans le 1er groupe de presse français pendant 15 années. La filiale dans laquelle je travaillais a fermé ses portes après plus de 40 ans d’existence. D’un malheur est né un rêve. Je me suis alors inscrite dans une célèbre école de journalisme. Et mon diplôme d’attachée de presse en poche… Me voici…

Vous allez découvrir que je suis spontanée, capricieuse, espiègle, malicieuse faut-il croire, rêveuse sûrement, contemplative absolument, timide beaucoup et agaçante semblerait-il, sans aucun doute, pour certains…

Ce sont assurément pour toutes ces raisons, qu’il vaut mieux que j’écrive, c’est encore là que je reste la plus mignonne… Quoique !

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