Il n’y a de hasard…

Publié le 17 janvier 2019 - Chroniqueur : Camille
© Stocklib  Oleg Gekman

On dit qu’il n’y a pas de hasard dans la vie, qu’il n’y a que des rendez-vous… C’est tellement vrai… Je vous explique !

Mon emploi du temps est assez chargé vu mon taf, aussi j’ai pris pour habitude d’aller marcher, deux à trois fois par semaine, soit au bord de la mer, soit dans la campagne suivant mon envie.

Ce lundi soir, je téléphone à une amie et nous convenons d’une bonne marche en cette fin de journée ensoleillée et moins chaude. Armand est en déplacement pour la semaine. Je passe vite fait à la maison pour enfiler une tenue plus adéquate : short, tee-shirt et baskets. Ben oui, je ne vais pas aller faire 10kms de marche en talons … Faut pas abuser non plus !

© Stocklib Sebastian Gauert
© Stocklib Sebastian Gauert

Bref, je vais chercher mon amie et nous filons sur la côte. L’ambiance est décontractée et nous ne voyons pas les kilomètres défiler. Arrivées à destination, je gare la voiture sur un parking sous les pins, et nous décidons du trajet que nous allons effectuer. Nous longeons un chemin qui traverse la forêt de pins. On se croirait en vacances. Cette odeur de résine caractéristique du bord de côte… Que du bonheur !

 

© Stocklib ammentorp
© Stocklib ammentorp

Nous y allons bon train ! On n’est pas là pour trier les lentilles non plus ! Ça ne nous empêche pas de faire travailler nos maxillaires en essayant de réinventer la roue… De véritables pipelettes ! Notre sport favori ! Euh oui… Je vous vois venir… Vous allez me dire : normal les femmes sont bavardes ! Et ben tiens ! Et vous Messieurs, quand vous êtes entre vous ? Vous n’êtes pas bavards peut-être ?!

© Stocklib agencyby
© Stocklib agencyby

Bref, nous enchainons les kilomètres et notre course prend fin. Nous avons chaud et une bonne boisson rafraîchissante nous ferait le plus grand bien. Une brasserie non loin de là, face à une belle crique, nous interpelle. Allez, après l’effort, le réconfort ! Nous sirotons notre breuvage, décontractées, et là nous reprenons conscience que nous travaillons le lendemain. Et oui ! On reprend la voiture et je décide de prendre le chemin des écoliers. Il fait tellement bon qu’on n’a pas vraiment envie de rentrer tout de suite. Il y a du monde sur la route et nous sommes bloquées devant une brochette de restaurants.

© Stocklib piksel
© Stocklib piksel

Mon regard va et vient sur les terrasses qui regorgent de monde, quand il se fige soudain ! Aucun doute c’est bien Armand ! Et bien accompagné en plus ! Rhooo mon sang ne fait qu’un tour ! Ben oui, il devait être sur Paris. Euh… Il n’y a pas de tour Eiffel là !

 

© Stocklib NejroN
© Stocklib NejroN

Une place se libère. Je me gare précipitamment. Mon premier réflexe aurait été de me mettre en colère et de lui faire goûter de mon mécontentement. Je me calme… Et j’adopte une autre stratégie. Nous avons l’habitude avec mon amie d’emporter des affaires de rechange. On ne sait jamais. Et bien là, j’avoue que je suis plutôt satisfaite de cette opportunité. On se change vite fait, et direction la terrasse de la pizzeria. Nous arrivons et je fais mine d’être surprise de le voir ici. Armand semble gêné. On se demande bien pourquoi ?! Je l’embrasse de manière à ce qu’il n’y ait pas d’équivoque sur notre couple. Les yeux exorbités qui me font face ne laissent planer aucun doute sur leur soirée si je ne les avais pas grillés. Je ne montre aucune colère bien qu’intérieurement mon état relève plutôt de celui d’un cyclone. Je me présente à la femme qui nous observe, incrédule :

– Bonsoir, Camille, la femme d’Armand… (Et toc ! Prend ça dans ta face ma belle !)

Stocklib Oliga Pink
Stocklib Oliga Pink

Le serveur arrive et nous demande si nous mangeons. Mais bien sûr ! Il s’empresse de dresser une table en prolongement de celle qu’occupent Armand et l’autre pouffe. Nous prenons place et je ne peux m’empêcher de dévisager ma rivale. Mais l’air de rien bien sûr… Une blonde aux cheveux ternes et tellement secs qu’on dirait un balai paille de riz ! Et encore ça ne doit pas balayer grand-chose ça ! Et niveau vestimentaire, n’en parlons pas ! Mais ce n’est pas Dieu possible, elle devait faire la manche et il a eu pitié en l’invitant à manger une pizza !

@Shutterstock
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N’empêche qu’il devait être sur Paris !!! Je m’enquiers donc de ses rendez-vous professionnels. Armand me présente son invitée comme étant une cliente potentielle. Non mais franchement, elle n’a pas une tête à acheter des pelles cette nana ! Donc en tant que professionnelle, j’aborde le sujet du matériel et lui demande quel modèle l’intéressait. Vu sa tête, je devais parler javanais ! Ben oui ce n’était pas une cliente hein !

© Stocklib Anna Om
© Stocklib Anna Om

Le repas se termine et j’avoue que je me suis beaucoup amusée. Je me propose gentiment mais fermement de raccompagner l’intrigante à son domicile. Je convie donc Armand à reconduire mon amie chez elle. Armand me dévisage mais ne pipe pas mot. Il n’a pas intérêt d’ailleurs ! On se donne donc rendez-vous à la maison après nos obligations de taxi respectives.  Et comme il n’y a pas de hasard, nous prenons des routes opposées. Mon amie m’envoie un sms en me confirmant qu’il ne me suivait pas. Je l’adore, on n’a pas besoin de parler pour se comprendre toutes les deux.

Je fais environ trois kilomètres, histoire d’être en pleine pampa et je gare ma voiture sur le bas-côté. Je fais descendre la mijaurée et lui conseille fortement de faire du stop pour éviter les ampoules aux pieds. Et oui elle n’avait pas de baskets elle…

© Stocklib rohappy
© Stocklib rohappy

Inutile de vous donner des détails sur le reste de notre soirée !

Plus on veut se cacher, plus on est découvert…

Love….Camille

 

Rédigé par : Camille

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A propos de l’auteure
Adélaïde votre blogueuse préférée de Charente-Maritime !

Fille d’un artisan-expert judiciaire, puis chef d’entreprise à mon tour, j’ai décidé de quitter le nid familial pour voler de mes propres ailes. J’ai alors œuvré dans le 1er groupe de presse français pendant 15 années. La filiale dans laquelle je travaillais a fermé ses portes après plus de 40 ans d’existence. D’un malheur est né un rêve. Je me suis alors inscrite dans une célèbre école de journalisme. Et mon diplôme d’attachée de presse en poche… Me voici…

Vous allez découvrir que je suis spontanée, capricieuse, espiègle, malicieuse faut-il croire, rêveuse sûrement, contemplative absolument, timide beaucoup et agaçante semblerait-il, sans aucun doute, pour certains…

Ce sont assurément pour toutes ces raisons, qu’il vaut mieux que j’écrive, c’est encore là que je reste la plus mignonne… Quoique !

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