Marie Lahetjuzan : Erasmus, Bonus Malus ?

Publié le 12 septembre 2018 Catégorie : Reportages
@Shutterstock

Connaissez-vous le programme ERASMUS ? Je pourrais vous dire qu’Erasme est le nom d’un moine néerlandais de la Renaissance, humaniste et théologien, et qu’aujourd’hui c’est un programme de l’Espace Européen de l’Enseignement Supérieur fondé en 1987. Mais ça, on s’en fout… Ou presque…. Plus prosaïquement, c’est un programme d’échanges pour les étudiants et les enseignants entre les universités et les grandes écoles du monde entier.

@Jérôme Lemasson
@Jérôme Lemasson

ERASMUS c’est une machine de guerre, lourde, fastidieuse, plutôt complexe et qui ne tient pas vraiment compte du facteur humain si l’on en croit le livre de Marie Lahetjuzan « ERASMUS, BONUS MALUS ? ». Elle ne raconte pas que son fonctionnement et ses désagréments… C’est un livre emprunt d’humour, de facéties, de volonté, de réussite… Il s’agit du seul bouquin qui existe sur ce dispositif qui est sensé vous permettre de parler couramment une langue et de valider vos études. Il s’appuie sur deux ans d’investigations, avec du concret, des recherches et surtout du vécu. C’est un reportage hyper intéressant, mais également un témoignage.

C’est qui Marie Lahetjuzan ?

Marie Lahetjuzan
Marie Lahetjuzan

Marie Lahetjuzan est une pétillante journaliste française qui travaille actuellement dans l’événementiel en Charente-Maritime et sur la réédition de son fameux « ERASMUS, BONUS MALUS ? ». Elle prépare l’audio-book et sa version numérique. De cette façon-là, tout le monde pourra y avoir accès.

Cette réédition est la traduction du livre qu’elle a écrit en anglais dans un premier temps. Livre pour lequel elle a reçu le 1er prix de Journalisme de l’Université de Kinsgton en 2010. En effet, elle l’a écrit dans le cadre de son projet de fin d’études en journalisme. Grâce à lui, elle obtient une double licence en Sociologie des Médias Audiovisuels avec comme option, en 3ème année, le journalisme d’immersion.

@Shutterstock
@Shutterstock

Grâce à cette licence, dix ans de vie au Royaume-Uni lui ont permis d’exercer en tant que journaliste puis comme Rédac Chef dans une radio londonienne : French Radio London.

Depuis qu’elle était enfant le journalisme était un rêve. Elle voulait pratiquait un journalisme plus offensif, qui allait au bout des choses, enquêter, chercher, élucider, comprendre. D’où le choix d’une université britannique et de cette option. Objectif atteint !

Il parle de quoi exactement ce bouquin ?

@Shutterstock
@Shutterstock

En fait, il s’agit d’un reportage en immersion totale de ce qu’est exactement ERASMUS. Car si le commun des mortels pense que c’est un programme simple, ce n’est pas le cas. Bien souvent, le simple quidam se casse le nez sur des imprévus assez surprenants.

 

© Stocklib Dmitriy Shironosov
© Stocklib Dmitriy Shironosov

Dans ce livre, Marie Lahetjuzan lève le voile sur tout ce qui se passe ou peut se passer. En tous les cas, elle y raconte ce qu’elle a vécu, agrémenté des investigations qu’elle a faites. Elle cite une multitude d’expériences qu’elle a vécues ou endurées (c’est selon) et donne certaines solutions et conseils. Les sujets les plus abracadabrantesques arrivent les uns après les autres dans ce guide de l’étudiant expatrié perdu dans les méandres d’Erasmus :

  • Elle relate les démarches qu’elle a faites lorsqu’elle a passé deux ou trois mois sans aucune autre ressource que ses petites économies. C’est grâce à sa co-loc qu’elle a pu conserver un toit et se nourrir…
  • Savez-vous que vous devez prendre des leçons de la langue que vous apprenez, pour suivre vos cours liés à votre diplôme (car les cours de votre licence en droit par exemple seront donnés dans la langue choisie) ? Vous devez prouver que vous maîtrisez la langue.
  • Savez-vous que si la monnaie du pays où vous êtes dévalue, vos ressources diminuent d’autant ? C’est scandaleux mais c’est arrivé à Marie lorsque la Livre Sterling a perdu 33 %, elle a perçu 33 % de moins sur ses revenus et a été contrainte de faire un crédit pour avoir de quoi vivre…
  • Le retard presque systématique du paiement des bourses entre la France, Bruxelles, et le pays où vous êtes basé qui met en péril votre santé et votre mental…
  • Choquant aussi, la notation des examens qui est plus défavorable aux étudiants que celles dans leur université de rattachement.
  • Aberrant le discours des institutions françaises et européennes qui ne savent que vous répondre « Ben c’est comme ça ! » alors que vous êtes seul et démuni à l’étranger…

Ses 374 pages vous apportent un éclairage sans fard sur ce dispositif qui n’est pas ce qu’il paraît de prime abord.

Hum… Pas très positif tout ça, non ?

Mais si finalement !

© Stocklib goodluz
© Stocklib goodluz

Marie Lahetjuzan prouve qu’à force de volonté, d’endurance et de ténacité, il est possible de résister à l’inertie d’une administration parfois inhumaine. Elle donne de nombreux tuyaux pour parvenir à ses fins, pour réussir ses études avec ce programme. En général, il s’agit d’un cursus « de rêve » pour des étudiants vraiment motivés. Leur force de caractère et leur combativité leur permettront de devenir meilleur, de valider leurs études et de s’enrichir d’une ou plusieurs autres cultures.

Une citation de Winston Churchill a été son leitmotiv, jour après jour, pour ne pas baisser les bras :

« Tout le monde savait que c’était impossible à faire, puis un jour est venu un homme qui ne le savait pas… Et il l’a fait ! »

Ce livre est uniquement pour les étudiants ?

Absolument pas ! Ce livre s’adresse aux étudiants certes, mais aussi aux jeunes voyageurs(euses), et à celles et ceux (quelque soit leur âge) qui veulent apprendre une ou plusieurs langues.

© Stocklib NejroN
© Stocklib NejroN

C’est un livre qui fait réfléchir sur le process ERASMUS et peut-être sur d’autres procédés, pour apprendre une langue et une culture, tel que prendre une année sabbatique. En effet, beaucoup de jeunes choisissent aujourd’hui de partir avec un PVT (Programme Vacances-Travail) pendant un an. Travailler et découvrir un pays, ses us et coutumes ainsi qu’un ou des idiomes en s’immergeant réellement dans un pays grâce au Woofing ou à l’HelpX entre autres. C’est monnaie courante à présent. La complexité d’ERASMUS explique peut-être le succès incommensurable des PVT, moins chers, moins contraignants, plus humains.

Marie explique qu’on ne devient pas bilingue ou trilingue en apprenant seulement une langue. Une langue, c’est une culture, une façon de penser, de vivre, d’aimer, c’est un tout.

Et si c’était à refaire ?

© Stocklib dolgachov
© Stocklib dolgachov

Sans aucune hésitation, elle resignerait malgré tout ! La diversité des expériences passées est tout de même ce qui est enrichissant, puisqu’elle a obtenu sa double licence et réalisé son rêve professionnel !

En résumé…

@Jérôme Lemasson
@Jérôme Lemasson

« ERASMUS BONUS MALUS ? » est un documentaire journalistique primé par une grande université londonienne. C’est aussi un témoignage intéressant, parfois surprenant (et un peu désarmant) sur le dispositif ERASMUS et les administrations françaises et européennes. Il nous apporte un éclairage fascinant, presque hypnotique, sur les autres cultures, sur ce que c’est que d’apprendre vraiment une langue, un nouveau savoir-être et un réel savoir-penser. Sans compter qu’une expérience de vie difficile peut nous mener à une totale autonomie.

Il n’y a pas à dire, la demoiselle a de la personnalité ! Alors Erasmus… Bonus ou Malus ?

 

Pour l’acheter…

Un message privé sur sa page Facebook : Erasmus Bonus Malus

Ou à commander sur Amazon à partir de vendredi 14 septembre : Erasmus Bonus Malus : partir vivre à l’étranger seul ou avec un programme d’échange

Un grand merci à ma lectrice, Manon…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Newsletter
Inscrivez-vous à la Newsletter !
businessDiaries
carnet-carre
chroniques
portraits
reportages
ephemere-galerie
A propos de l’auteure
Adélaïde votre blogueuse préférée de Charente-Maritime !

Fille d’un artisan-expert judiciaire, puis chef d’entreprise à mon tour, j’ai décidé de quitter le nid familial pour voler de mes propres ailes. J’ai alors œuvré dans le 1er groupe de presse français pendant 15 années. La filiale dans laquelle je travaillais a fermé ses portes après plus de 40 ans d’existence. D’un malheur est né un rêve. Je me suis alors inscrite dans une célèbre école de journalisme. Et mon diplôme d’attachée de presse en poche… Me voici…

Vous allez découvrir que je suis spontanée, capricieuse, espiègle, malicieuse faut-il croire, rêveuse sûrement, contemplative absolument, timide beaucoup et agaçante semblerait-il, sans aucun doute, pour certains…

Ce sont assurément pour toutes ces raisons, qu’il vaut mieux que j’écrive, c’est encore là que je reste la plus mignonne… Quoique !

Contactez-moi !