Manon, serial-gaffeuse

Publié le 20 juillet 2016 Catégorie : Chroniques

summer-635247_960_720Manon est ma sœur aînée et Jules mon cadet ! Ils sont extrêmement différents et ce, à tous les niveaux. Moi, je suis le trait d’union de la fratrie et un juste mélange des deux.

Jules est une grande armoire à glace, artiste-peintre, musicien, et homme au foyer. Éternel adolescent, nonchalant, et charmeur, c’est un doux rêveur qui a foi en la bonté humaine. Résolument anticonformiste, il est aussi comique que romantique.

Manon, elle, est une petite blonde ultra-féminine et hyper dynamique. Elle a toujours travaillé dans le domaine de la formation. Elle a réinséré des sportifs de haut niveau pendant une dizaine d’années. Puis un jour, elle a choisi de s’occuper des plus démunis : SDF, alcooliques, toxicomanes et meurtriers. Aujourd’hui, elle dirige un centre de formations où elle a réussi à allier son goût de la rigueur (ingénierie financière) à celui de la création (élaboration de formations diplômantes notamment dans le nautisme). Manon aime les challenges. Et même si dans son travail, c’est quelqu’un de très sérieux et d’extrêmement précis, elle est gaffeuse… Non, très gaffeuse… Gaffeuse dans le boulot, mais aussi dans sa vie privée. Oui, c’est une serial-gaffeuse ! La preuve :

  • Partir en rendez-vous en retard pour défendre un gros dossier auprès de la Région et faire le plein de gasoil dans une voiture qui roule au sans-plomb 98 : FAIT !
  • Se retrouver en lingerie en dentelle transparente et bas, après avoir voulu enlever son petit blouson assorti à sa robe à boutons pression devant une assemblée de 15 experts-comptables médusés en présentant le déroulement d’une formation : FAIT !
  • abs-1146030_960_720Aller se coucher, au bord de l’épuisement, dans sa chambre d’hôtel après
    avoir donné une conférence sur la formation des athlètes de haut niveau. Dormir, et se réveiller le matin dans le même lit qu’un bel espagnol. L’invectiver et le faire sortir de la chambre en pestant et en claquant la porte. Chercher sa valise et ne pas la trouver. Se rendre compte, que finalement, ce n’était pas sa chambre : FAIT !
  • Se faire appeler « Madame la Directrice » par un client, devant son propre patron, car elle drivait l’entretien avec son autorité naturelle. Le voir se décomposer parce que c’est le plus gros client de l’agence : FAIT !
  • Rouler bien au-dessus de la vitesse autorisée sur une départementale. Faire des appels de phares à la voiture de devant car elle n’avance pas assez vite. Klaxonner, puis la doubler en faisant des signes pour signifier son mécontentement et que « tout de même, ce n’était pas trop tôt qu’elle puisse doubler hein ! ». Etre interloquée quand elle voit un des occupants sortir un gyrophare… Comprendre que la Gendarmerie lui fait signe de s’arrêter sur le bas-côté de la route : FAIT !

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  • Prendre la grosse moto routière tout neuve que son mari avait commandé et dont il avait été livré le matin. Ne pas réussir, avec son mètre 55 (malgré ses bottes à talons de 10 cm), à l’empêcher de tomber. Répondre à son mari devant son agacement : « Je ne comprends pas. Vraiment je ne comprends pas ta réaction. Même si j’avais eu mon permis moto, ça n’aurait pas changé le fait que mes pieds ne touchaient pas par terre malgré mes talons ! » : FAIT !
  • Entrer dans le bureau de son banquier en l’apostrophant. « Il est inadmissible qu’en période de Noël, ma carte bleue ne fonctionne plus et que vous me facturiez des frais ! » Se faire sermonner. Lui répondre lorsqu’il rétorque que son découvert autorisé était explosé : « C’est Noël et je fais des cadeaux à ma famille à Noël ! » avec son air candide. Sourire quand il précise, en riant, qu’elle peut à nouveau se servir de sa carte et qu’il remboursera les frais occasionnés cette fois et seulement cette fois-ci car il n’a jamais entendu d’excuses aussi bidon… Et que c’est Noël, et que c’est son cadeau à lui ! » : FAIT !

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  • Dire à un de ses collègues qui lui avait demandé de l’aide sur un dossier complexe, alors qu’elle n’avait que sa pause déjeuner de libre : « Ok, je t’aide, mais tu vas me chercher un potage, sans sel et sans fenouil, je déteste ça. Ensuite tu prévoies du pain sans gluten, un petit morceau de fromage maigre et une compote de pommes avec du caramel ! ». Devant le fait qu’il soit interloqué et sans réaction, elle rajoute : « Allez, dépêche-toi… Vite ! ». Etre horriblement gênée quand il dit : « Oh j’adoooooooore ! Je peux t’appeler Maîtresse ? » : FAIT !
  • Assister à une réunion d’équipes pendant laquelle sa direction donne les nouvelles orientations. Ne pas être d’accord. Avoir absolument tort, mais sûre de son bon droit, quitter la réunion en disant, l’air navré « Non, non, non, ce n’est pas possible. Je ne veux pas ! » et rentrer chez elle. Se détendre puis revenir à son bureau. Trouver un bouquet de fleurs avec un mot : « Malgré votre épouvantable caractère, vous êtes une professionnelle hors pair et je suis sûr que vous comprendrez mes nouvelles décisions. Marc, Directeur financier » : FAIT !

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Avec Manon, le quotidien prend des couleurs ! On ne s’y ennuie jamais, et à la longue… On s’habitue… Et on rit… On rit beaucoup… La vie n’est pas un long fleuve tranquille avec une serial-gaffeuse à ses côtés !

4 réflexions sur « Manon, serial-gaffeuse »

  1. Quel grand bonheur d’avoir une Manon dans sa vie… Au moins les repas de famille sont bien animés….
    Et si joliment raconté dans les Chroniques d’Adélaïde.

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A propos de l’auteure

Fille d’un artisan-expert judiciaire, puis chef d’entreprise à mon tour, j’ai décidé de quitter le nid familial pour voler de mes propres ailes. J’ai alors œuvré dans le 1er groupe de presse français pendant 15 années. La filiale dans laquelle je travaillais a fermé ses portes après plus de 40 ans d’existence. D’un malheur est né un rêve. Je me suis alors inscrite dans une célèbre école de journalisme. Et mon diplôme d’attachée de presse en poche… Me voici…

Vous allez découvrir que je suis spontanée, capricieuse, espiègle, malicieuse faut-il croire, rêveuse sûrement, contemplative absolument, timide beaucoup et agaçante semblerait-il, sans aucun doute, pour certains…

Ce sont assurément pour toutes ces raisons, qu’il vaut mieux que j’écrive, c’est encore là que je reste la plus mignonne… Quoique !

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